<Enregistré le 05 Septembre 2014>
Je commençais tout juste à marcher quand mes parents sont venus me rechercher et me ramener « Au Buffet »…
Et je me souviens bien des Philistoff, alors que j’étais encore dans la poussette…
Ils étaient tellement contents qu’ils m’avaient ramenée chez eux.
Je me souviens encore de la joie de ces gens…
– Tu devais resplendir de joie (d’être sortie de la nurserie et de pouvoir enfin découvrir le monde) enfin tu arrivais à communiquer avec le monde extérieur et tout d’un coup il y avait de l’intérêt pour toi…
– Non, j’étais juste heureuse quand j’étais au bistrot…
Ah oui !
Quand je suis arrivée… Je me souviens quand les deux filles me prennent pour aller dans leur maison… Je me souviendrai toujours de l’endroit où c’était.
C’était là, où il y avait l’école allemande, et en dessous, on devait descendre les marches… Ils avaient dû porter la poussette, parce que j’étais encore dans la poussette…
Et je me souviens quand les filles m’ont ramenée à la maison, je pense qu’ils n’avaient pas le temps chez nous…
La mère était resplendissante, et les filles tellement réjouies.
Elles voulaient me porter, et elles étaient là, toutes contentes…
Je me rappelle de la lumière, quand elles ont ouvert la porte, et la mère : Aaahhhh ! (Rire) qui était toute contente, et puis là-bas, on me porte, et on me chouchoute…
- Super… Ben… Aaah, c’est bien ici !
Mais je ne me souviens plus comment je suis rentrée, mais je me souviens bien de ce passage.
Ça devait être fort pour que mon souvenir soit aussi clair, alors que j’étais encore dans ma poussette !
C’était puissant pour se souvenir… Je ne devais pas avoir deux ans, puisque j’étais encore dans cette poussette.
Mais je ne me souviens pas du Moi, je me souviens juste de la joie de ces gens…
– Mais comment ton frère et ta sœur ont ils vécu ton arrivée à la maison, après avoir passé un an à la nurserie ?
lIs ne te connaissaient pas, non ?
– Ma sœur ?… Que j’était tellement adorable.
Elle disait :
– Partout où tu passais les gens t’adoraient !
– Parce que, quand t’étais avec tes parents, tu ne voyais pas la joie quand ils s’occupaient de toi ?
– Je n’ai pas de souvenirs avec eux… Je n’ai aucun, mais aucun souvenir d’eux à cette période…
– Ça veut dire qu’ils ne te prenaient pas dans les bras ?…
pas de sourires, Ils ne s’occupaient pas de toi ?
– Oui, plus tard je me souviens… Quand je suis arrivée vers l’âge de quatre ans, là autour… Je me souviens que chaque fois que j’avais l’occasion, je filais sur les genoux à maman, et au restaurant j’allais toujours sur ses genoux.
Ça, je me souviens…! Chaque fois qu’elle était assise…
- Tac… Pouf… J’y allais…
Mon père, il me disait :
– Non, Non, tu ne peux pas rester là !
Mais moi, j’y retournais… Et j’allais sur les genoux de tout le monde…!
On m’avait dit, non , non , non… Mais tu vois, chez tout le monde, j’étais contente, je voyais des genoux… Alors j’allais sur les genoux, je voulais qu’on s’occupe de moi…
Mais on m’avait dit, non, non non !
– Tu ne peux pas aller sur les genoux de toute le monde comme ça…
Ça ne va pas, hein ! (rire)
Moi qui était restée cloitrée pendant un an dans un lit… Maintenant que je pouvais sortir et aller à la rencontre des gens que je voyais passer… J’y allais…
Merci Gracias

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