<Enregistré le 27 Juin 2021>
Chez Michelangelo, il fallait avoir la force de se défendre, pour garder son cap… Quand il y a eu le truc des pommes de terre et qu’on est parti en voyage… Ah mais !
Je me souviens, quand j’ai donné mon congé et qu’il veut me proposer de rester à tout prix…et m’augmenter mon salaire, m’apprendre à conduire, me laisser sa Range Rover, me laisser son studio… Il m’avait même fait visiter son studio, parce qu’il allait partir dans une nouvelle maison.
Il me dit :
– Je vous mets tout à disposition !
Il était là, et il ne savait pas comment faire, comment déballer ses trucs…
– Mais Michelangelo, vous me donner le monde entier, je m’en fous, je pars… (Rire) Je pars…
Et là, quand il à reçu mon congé…
– Mais enfin… pour aller où ?
– Mais vous vous souvenez le petit salon de coiffure, quand on est passé à Gstaad avec votre Range Rover, pour aller aux Diablerets… Ce petit salon de coiffure que vous m’aviez montré… Vous m’aviez expliqué toute l’histoire de Gstaad et raconté que vous aviez commencé dans ce magnifique petit salon de coiffure et le Palace qu’on avait visité en haut, et tout…
Et bien moi, je vais là-bas… Je vais au paradis, là où vous m’aviez dit que c’était fantastique !
Parce que vous m’aviez dit :
– Ah, mais là !? Qu’est ce que j’avais été heureux dans ce salon de coiffure !
C’était chez Ferdinand…
– Ah…?
– Mais si vous aviez été heureux là-bas, alors moi aussi ça me plait bien…
Mais là, j’avais cru qu’il faisait une attaque ! (Rire)
Et j’avais rajouté…
– Il m’attendent pour le 13 décembre… Alors voilà, je finirai chez vous fin novembre, et le 13 décembre je commence là-bas…
Mais il n’y avait rien qui pouvait m’arrêter…
Ça faisait une année, et même un peu plus je crois que j’avais rencontré celui qui allait devenir mon mari… Alors quand je lui ai dit que j’allais travailler à Gstaad…
– Ah ah… qu’il m’a dit… Ah ouais ? Pardon… ?
J’ai répété :
– Oui, et je vais aller me présenter…
Il me dit :
– Tu veux que je t’emmène ?
Je n’avais pas encore le permis de conduire… Mais tu vois le manipulateur…!?
– Ah tu ferais ça ? Ah ben oui alors, je veux bien…!
– D’accord…
Alors on arrive là-haut le jour du rendez vous et je vois qu’il me suit… Je lui dis… :
– Non mais, je vais me présenter pour un poste de travail, tu ne peux pas venir avec moi…!
– Ah bon ? …Mais pourquoi, en quoi ça te gène ?
– Parce que c’est mon affaire…
C’est moi, c’est mon histoire… Personne ne t’a accompagné quand tu as été à Barcelone… Et bien moi, je fais ça seule, aussi !
– Alors tu as bien vu, le temps qu’on mettait pour venir, alors tu vas faire quoi avec nous… ?
C’était ça le problème…
- Tu vas faire quoi avec nous…
Je lui dis :
– Alors écoute… Quand je t’ai connu, tu venais de te divorcer.
C’est une saison. Ça te donnera le temps de t’interroger sur ton divorce, et sur ce qui s’est passé… Quelle était ta part de responsabilité… Moi, je ne veux pas d’un homme estropié, hein…!?
Je veux un homme qui a eu le temps de se remettre sur pied, voilà… Alors si ça doit se faire, et bien ça continuera, si ça doit pas être… ça sera la vie, c’est comme ça…
Je peux te dire qu’il rigolait jaune… comme la Grand-Mère… (Rire)
Il était complètement dépité… Donc il est parti boire son café, et moi, au salon de coiffure…
Quand je suis revenue, je lui dis :
– C’est bon, Je commence le 13 décembre…
J’ai cru qu’il faisait une attaque aussi !
Ça faisait juste une année qu’on se connaissait, quand je suis allée me présenter… Oh, mais tout le retour, Il était furax, alors là il sortait ses contrariétés d’enfant gâté… Ce qu’il était, quoi…
Alors je lui dis :
– Peut-être c’est ça… que ça ne doit pas aller plus loin… Notre relation, si elle ne peut pas tenir parce qu’il y a 2 heures de distance… Surtout que je ne pars que pour 3 mois…
Et finalement les « pour 3 mois »… à chaque fois il voulait me redonner des ordres pour revenir… Et moi, je ne voulais pas revenir, hein… J’étais trop bien là-bas…
Combien de fois Ferdinand m’a dit :
– Mais vous restez aussi pour l’été, hein !?
Vous verrez… c’est aussi très joli, je pourrais vous montrer les vaches qui descendent de l’alpage, c’est vraiment magnifique…
Et on aura moins de clients, on aura le temps de papoter…
On aura aussi le temps de manger des pâtisseries tranquillement entre deux… Vous n’allez pas partir quand même… !
Ah ben non ! Ça serait vraiment dommage…
– Ah oui, vous avez raison, je ne pars plus…!
Alors bonne nouvelle, je reste pour la saison d’été…(Rire)
Et finalement j’ai fait 3 saisons…
Merci Gracias

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