<Enregistré le 03 Juin 2014>
Alors quand j’étais en haut et qu’il y avait eu cette équipe d’artistes de cinéma, et qu’il avait piqué sa colère, parce qu’on avait fait la fête toute la semaine et parce que j’avais été prise pour faire du cinéma…
Bien sûr il n’avait pas supporté ça… Il m’avait fait une scène pas possible, je lui avais dit :
– Non, alors écoute… je n’accepte pas ce que tu me fais là !
Je ne suis pas ta propriété, je ne suis pas ton chien, je n’ai rien fait de mal, je ne t’ai pas trahi, je n’ai pas été infidèle, j’ai fait ma jeunesse une semaine, c’est vrai… J’ai rigolé, j’ai été manger avec un groupe, mais alors si tu ne me fais pas plus confiance, alors oublie !
J’ai demandé à Ilse un grand carton… J’ai pris le carton, et j’ai envoyé le carton par la poste…
Après, quand il a eu fini de rembourser ses dettes… 50’000 Francs de dettes parce qu’il ne payait pas les pensions pour sa fille !
Alors tu vois, comme il venait de rembourser ses dettes en vendant de la récupération des produits issus de la photo argentique, il me dit :
– Oui, on va faire la fête, j’ai organisé… J’ai invité tout le monde pour faire une fête…
Alors je lui dis :
– Alors ce week-end je ne descend pas, je vais rester !
Il me dit :
– Mais nom de bleu, je ne comprends pas …!?
– Mais c’est tout à fait normal… Il est grand temps, que tu règles tes affaires. Comment ça se fait que tu puisses vouloir m’inviter pour une chose comme ça et faire une fête ?
D’avoir de la fierté par rapport à des choses qu’il n’arrivait pas à gérer, ça me dépassait… C’est juste aberrant de vouloir fréquenter une fille quand on se trouve dans une situation comme ça et qu’on n’a rien à lui apporter, rien à faire pour elle… Non merci, ça ne m’intéresse pas !
Moi je n’en veux pas, peut-être que j’ai une autre estime de moi, mais j’attends autre chose…
- J’attendais autre chose !
C’était ma vision de femme, ma valeur, je la veux avec quelqu’un qui a de la valeur, qui en jette !
C’était encore quelque chose de similaire à Sasha, où il s’attribuait de la fierté d’avoir fait quelque chose qui relevait du normal, du minimum des choses qu’on puisse faire…
Je ne sais pas si mon niveau d’exigence était trop élevé mais il n’était pas moins que celui que j’avais pour moi-même…
C’est vrai que je l’ai poussé à fond, et la situation qu’il a eu après c’est bien parce que j’étais toujours derrière…
Je me souviens que quand il avait deux francs, il en dépensait un !
Alors je lui demandais :
– Mais comment tu penses acheter tes machines ?
…Tes machines à patates, tes cuves pour faire ?
- Je ne croyais pas si bien dire.
Un jour Ferdinand, et Ilse sont venus me voir, tout attrités… et ils me disent :
– Alors vous avez décidé de partir ?
– Ah bon ?
– Oui, on a reçu votre congé par la poste !
C’était mon fiancé qui leur avait envoyé une lettre disant que j’allais le retrouver et que je partais de Gstaad… du grand n’importe quoi !
Ce n’était pas de moi, je n’avais pas été au courant de son initiative !
On voyait déjà ce qu’il était prêt à faire pour me mettre sous cloche…
Mais l’amour et le respect, il était où là-dedans ?
J’aurai du comprendre ce qui allait m’arriver…
Mais je devais suivre mon chemin… L’ appel était là !
Alors du coup, je suis restée une saison de plus… Tu vois, je l’avais rencontré par l’intermédiaire de ma sœur… La rencontre c’était faite à un cours de coaching où ma sœur m’avait obligée de l’accompagner, comme quoi…
Et à ce cours, il était venu s’assoir juste à côté de moi, comme Yves Montant… pour m’apporter un café. Il m’avait repérée, dans l’amphi et je m’étais dit :
– Aah… C’est donc lui…?
Une petite voix m’avait dit que ce serait avec lui que je me marierais…
Mais au fond je ne savais pas encore que c’était un narcissique… pervers.
Si Je n’avais déjà pas le droit de prendre du plaisir sans passer par lui, je ne savais pas pourquoi il était endetté et sans travail, mais après j’ai compris… quand ça a été pareil pour moi.
- C’était pour ne pas devoir payer de pension au divorce, s’il n’avait pas de fortune… c’était pour faire pitié au juge.

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