<Enregistré le 03 Décembre 2016>
Tous ces jeunes, qui venaient coiffer, ils ne cherchent pas le partage avec des personnes plus âgées, ils avaient eu leur quantité, leur overdose avec leurs parents, ils avaient été suffisamment idolâtrés…
Même à l’époque, je voyais bien les jeunes de mon âge, ceux avec qui j’ai travaillé partout, ils avaient déjà eu leur quota de reconnaissance avec leurs parents, donc les personnes comme Ferdinand et Ilsé, c’était bon pour le travail mais quelque part, il ne fallait pas les faire chier parce que c’était…
– Parce que ce n’était pas leurs parents ?
– Non, parce que c’était des vieux !
Et ils en avaient assez, hein… Ils voulaient des gens de leur génération ou comme ça…
Alors que moi, je n’avais pas eu mon quota, hein !
Et puis j’aimais aussi toutes ces personnes qui étaient plus âgées… Qui étaient sur l’âge… Ferdinand il me disait toujours :
– Oh… mais vous, vous êtes formidable !
Même quand c’était la veille de partir, il m’a dit…
– Je n’ai jamais eu une coiffeuse comme vous…
Vous êtes tous les jours contente, et que ce soit la Princesse, la Contesse, ou les personnes qui viennent du haut de la montagne avec les galoches à la main, vous arrivez avec tout le monde.
Vous êtes contente avec tout le monde…
Vous avez besoin d’être bien avec tout le monde !
- Vous êtes vraiment exceptionnelle ! qu’il me disait…
C’était toujours son truc… Il rigolait en disant :
– Oh, alors moi je vous ai vraiment aimé, vous êtes formidable…
Vous êtes vraiment une personne formidable !
Alors là, quand il savait que j’allais partir… Alors là, je peux te dire que le formidable…(Rire) Il ne savait plus comment il pouvait exprimer sa reconnaissance… Il disait :
– Je n’ai jamais eu ça, quelqu’un qui…
Mais tu vois, Michelangelo qui disait que j’avais été la coiffeuse qu’il avait eu et qu’il avait le plus aimée dans le salon, de tous les gens qu’il avait eu… et bien Ferdinand c’était pareil !
Et Marlène de Fribourg, aussi… Parce quand on allait à des cours ou à des séminaires, et elle ne prenait pas n’importe quelle personne avec elle… Sur les quatre apprentis, j’étais la seule et j’allais dormir chez elle après, avec elle, à côté d’elle… Elle me disait :
– J’ai un lit à deux personnes, ça va très bien, hein…!
Vous ne prenez rien, moi j’ai tout ce qu’il faut… Vous ne prenez rien. hein… J’ai des pyjamas, j’ai tout…
Et il n’y avait aucune ambiguïté !

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