<Enregistré le 24 Novembre 2021>
Je suis arrivée à Gstaad, le 13 décembre.
Le jour où j’ai commencé, c’était juste pour la période de Noël au salon de coiffure… Alors à toute la famille, je leur avais dit :
– Au revoir et Joyeux Noël…!
Voilà, c’était au revoir… Tchao, Arrivederci…
Et en arrivant à Gstaad, j’avais l’impression d’être dans une carte postale, tellement c’était beau. C’était grandiose !
Ça me traversait… C’était quelque chose, cette neige et tout le monde dehors avec ces petites bougies, ces calèches…
– Ecoute… Ça n’avait pas de nom !
Ces calèches en traineaux… et quand tu voyais partir ces acteurs, tous ces gens qui s’activaient, et tout ce monde… !?
Mais c’était d’une beauté, et encore il neigeait…

Ma chambre à Gstaad, elle avait une petite fenêtre en haut comme ça… C’était une imposte et c’était tout…
Quand je suis arrivée là-dedans, mon bon ami m’a dit :
– Mais ça ne peut pas aller…!
– Mais pourquoi pas ? Je lui ai répondu…
– Mais t’as vu ça ?
– Mais Non… pas de souci, ça va très bien…!
Regarde ce que j’ai comme affaires… J’ai une valise, et elle n’est pas remplie à la moitié… Je ne peux pas dire que je n’ai pas de place ! (rire)
Oh, ce qu’il était choqué quand je suis rentrée là-dedans !
– Toi, ça ne t’avait pas choquée ?
– Non, je ne venais pas ici pour être dans ma chambre, je venais ici pour travailler… Tu vois, toute la journée j’étais dehors… J’arrivais le soir, vers 7 heures, 7 heures 1/2… et je partais de bonne heure le matin…
Moi, je voulais juste un endroit pour dormir, c’était tout…!
Ferdinand, il est tombé assis quand après deux saisons, il m’a dit :
– Mais vous avez une télévision ?
– Non…
– Vous n’avez pas de télévision, qu’il me dit ?
Je n’y crois pas, mais vous faites quoi… ?
– Mais vous savez le temps que je lise les journaux du salon de coiffure que je prends avec moi le soir et que je ramène le matin…
Alors une fois qu’il avait compris ça, il en achetait deux fois plus…
Il savait que je lisais le Elle, le Paris-Match, le Marie-Claire… tous les journaux qu’il y avait. Je les prenais le soir et je lisais tous les journaux.
Je me souviens une fois, que je m’étais sentie vraiment dans l’abandon… Une fois ! C’était le soir de Noël 1980 quand mon bon ami n’arrivait pas… Là aussi, c’était un signe… Franchement !
Il est arrivé à 11 heures le soir de Noël…!
Il était passé 11 heures, puisque j’étais déjà en train de m’habiller pour aller à la messe de minuit…
Et bien, j’ai fait deux ans, deux ans où c’était Noël tranquille… Non non, une année, parce que l’année d’après je l’ai fait chez Ferdinand et sa femme…
J’en ai fait un avec eux, et c’était un Noël très touchant, ils m’avaient dit :
– Mais vous ne faites rien ?
Vous ne voudriez pas faire Noël avec nous ?
– Ben oui, ça sera avec grand plaisir… Alors j’ai fait Noël avec eux…
Ils étaient heureux, eux…!
Et moi donc…
Merci Gracias

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