<Enregistré le 10 Décembre 2014>
Alors si dans mon enfance, je n’avais pas eu de parents qui s’étaient occupés de moi, à Gstaad j’en avais deux, de parents…
- Et Je n’ai jamais été aussi heureuse !
Il y en avait deux qui prenaient soin de moi et j’étais encore moins heureuse quand mon fiancé venait le week-end… (Rire)
Si… C’est vrai, j’étais contente quand il s’en allait le dimanche soir !
Je trouvais enfin notre chez nous… C’est une honte, hein ?
C’était le comble, hein !?
Mais il faut dire que quand les filles, elles arrivaient à Gstaad, là-bas, c’étaient des jeunes… Elles étaient saturées de papa maman, elles avaient quitté la maison…
– Elles voulaient avoir leur indépendance alors que toi c’était le contraire…?
– Elles voulaient avoir leur indépendance, pour avoir leur vie…
et moi en fin de compte, j’étais toute contente d’avoir enfin des parents…!
– J’étais à l’envers des autres…
– Et comme tes patrons n’avaient pas pu avoir d’enfants, alors ils devaient être sacrément contents… !
– Tu penses bien, quand je suis arrivée chez eux, j’étais à peine arrivée, la première saison qu’elle perdait son chien… Alors c’était quelque chose, hein ! Elle avait perdu son Jimmy…
Ooh, ben dit donc, c’était un caniche noir… et après ils ont dit :
– Oh non, maintenant on est trop vieux, on n’en prend plus, de chien…!
On en a eu toute notre vie… et on a trop aimé ce chien, alors je ne peux pas en reprendre un autre après celui-là… Il ne peut que me décevoir…!
Ah, mais Ilsé quand elle venait au salon de coiffure avec son chien, c’était son enfant… Alors tu penses, quand moi je suis arrivée après et qu’elle a vu que j’étais d’accord de venir habiter chez eux… Alors là elle était au comble du bonheur, d’avoir une personne de plus à manger, à partager…
Elle soignait bien son petit monde, hein… Ilsé.
Parce que chez moi… Et bien, il y a plein de gens qui ont fait avec moi, je peux te dire… C’est comme moi avec mes enfants, hein…
Elle n’avait pas eu d’enfants, mais elle allait jusqu’au moindre détail avec moi, tu sais ce que ça veut dire… ? …au moindre détail !
Elle ne loupait en rien du tout !
Sur les choses que j’aimais… des bonbons sur ma table de nuit, le plat de fruits sur la table, les linges propres, les slips rangés…
Moi je partais le matin, je faisais mon lit… euh, pas systématiquement, mais elle passait derrière, elle allait passer…
Elle n’aurait pas pu faire ça avec une autre personne, tu vois…
Une autre, elle aurait fermée sa chambre à clef, mais chez moi tout était ouvert, tu vois. Elle rentrait dans la chambre, bonjour pour tout le monde…
Donc elle était au comble du bonheur… !
Elle avait 50 ans et Ferdinand il avait le même âge…
C’est l’âge où t’es vraiment content d’avoir une jeune à la maison…
Les matins, elle ouvrait la porte et elle me disait tout bas… :
– La douche est prête… J’ai préparé le déjeuner, je pars déjà !
Et elle partait avec son sac comme si elle partait à l’école…(Rire)
C’est ma caisse, qu’elle disait… Vous pouvez vous doucher !
Elle veillait à ce que je n’ai personne avant 8 heures 1/2 et lui, il partait vers 8 heures moins 20…
Quand j’avais les Franchons qui venaient, ils venaient tous les 15 jours… Elle me disait :
– Alors moi, j’ai veillé… j’ai tracé, hein… Mangez tranquillement, profitez bien…
Des fois, elle me remettait quelqu’un qu’à partir de 3 heures, des fois 3 heures 1/2… et elle me disait :
– Alors non non… Profitez bien de votre repas, restez tranquille !
Et Mme Franchon, arrivait le matin vers 10 heures, je lui faisais ses cheveux, je lui faisais la manucure, je lui faisais tout le service…
Il était content Ferdinand parce que hors saison ou comme ça quand t’avais un moment, les manucures les coiffeuses n’aimaient pas tellement faire ça, hein…
Mais moi y avait pas de souci… Je te faisais un peu n’importe quoi mais j’y allais…
– C’est assez drôle, qu’avec tout ce bonheur, ça ait pu être autant cassé par la suite… Il devait y avoir des mauvais esprits qui t’ont poursuivis pour essayer de te démonter… Pour te mettre sur ta route toutes les épreuves que tu as du surmonter par la suite…
– C’est marrant parce que c’est avec ma sœur quand je suis allée a son machin à Yverdon…
– Le cours sur la manipulation ?
– Oui
– Les techniques de manipulations…?
– Non, ESAM, c’était un petit peu… c’est la pensée pour SOI…!
Alors bien sûr, son père avait fait ESAM, sa mère ESAM, sa sœur avait fait ESAM… tout le monde avait fait ESAM, hein…!
Puis Maman, elle a fait ESAM… La sœur de mon père a fait ESAM, avec Maman…
Il avait réussi à mettre tout le monde là-dedans…
Il les recrutait… Il a réussi à tous les recruter alors que le cours était à 1300 Francs… Tu vois un petit peu ? Il les avait tous recrutés…
Le Grand Père il avait dit :
– Non mais, nom de Dieu, si j’écoute ce qu’ils ont dit… toutes ces conneries ! La Mouttre (Mutter) elle lui disait… :
– Ecoute ESAM, Ecoute ESAM… qu’elle lui disait la Grand-Mère…
et le Grand Père, il répondait :
– Mais nom de Dieu si j’écoute ESAM… Il y a longtemps que je t’envoie te faire voir… qu’il lui disait. (Rire)
Ça, c’était ses petits moments… Des fois, il disait à mon fiancé, qu’il n’avait pas besoin de lui dire des trucs comme ça, que c’était déjà là, chez lui… Alors ça, ça l’achevait, hein !
Et il y avait un cours d’une semaine, pour aller plus loin… Je crois que c’était pour devenir indépendant… Je ne sais plus mais il l’avait suivi une semaine avec ma sœur… et là, j’avais l’impression qu’il y avait des miroirs avec ma sœur…
Bon, chez ma sœur, elle avait quand même reçu d’autres valeurs à la maison, c’était quand même autre chose…

Laisser un commentaire