Cette chère Ilsé

<Enregistré le 03 Décembre 2016>

La femme de Ferdinand, moi je l’ai trouvée hyper adorable…
Plus qu’adorable et pourtant elle était détestée de toutes les coiffeuses… Jamais personne n’avait pu faire avec, il y a toujours eu des tensions…

Quand je suis arrivée on m’avait même dit…:
– Ooh la vieille… Celle-là, elle nous fait chier… C’est une connasse, mais avec moi, je ne te dis pas…

Elle me lavait mon linge, elle me mettait des bonbons sur ma table de nuit… Elle me préparait un plat de fruits, elle me faisait mon lit…
Je ne faisais pas mon lit le matin, tu vois je partais… Elle me faisait tout… Ils sont partis trois semaines en vacances, ils m’avaient même rempli le frigo… Elle avait organisé les menus… tout… tout, tout !

Quand je suis sortie au nouvel an avec mon fiancé, elle m’a sorti ses habits, ses bijoux… Comme j’avais froid elle m’avait donné ses pulls en cachemire… ses pulls à elle, hein !

Oh… Je les ai lavés jusqu’à la corde ceux-là… !

Oh, mais qu’est ce qu’ils étaient chauds… Elle m’avait donné son grand manteau en mouton retourné… Magnifique, en plus de ça !
Je l’ai porté tout le temps que j’étais à Gstaad…

Oui… Elle me donnait tout, hein…?

Quand je suis arrivée là-bas, normalement tu touchais le plafonnier au bout de cinq ans que t’étais dans la coiffure… et moi quand je suis arrivée après mes trois ans chez Michelangelo, j’avais demandé le plafonnier… et puis après la première saison, non après une année j’ai demandé une augmentation…
Ils m’ont dit :
– Mais vous avez déjà le plafonnier, qu’on donne après cinq ans !
Mais qu’est ce que vous voulez encore… !

Et en plus ils m’ont augmenté et ils m’ont laissé leur studio… Je l’ai eu gratuitement ce studio, c’était son local où il faisait un peu de peinture, et il m’avait dit…:
– C’est rien, je vais faire de la place, et vous pourrez venir, plutôt que de vivre dans votre cave !
…Elle venait me mettre les plats chauffer sur la plaque, les plats qu’étaient pour mon fiancé, pour qu’il puisse manger… Elle mettait le couvercle dessus et elle me disait :
– Il n’y a plus qu’à réchauffer…

Avant quand j’étais en bas dans ma chambre et qu’ils m’avaient demandé si j’avais la télévision…
– Non pourquoi ?
– Oh il me dit… oh mais ça ne va pas !
Il faut que je vous donne une télévision, on a une télévision qui ne sert pas, alors il était venu me poser la télévision…

Je lui ai dit :
– Mais je n’ai pas besoin d’une télévision, Moi…!
– Mais si… il vous faut une télévision…

La première saison il avait tellement peur que je m’en aille qu’il était venu me poser sa télévision dans ma chambre… (Rire)

Je te dis, il était vraiment… Alors ça, plus que ça, tu ne peux pas…!
Et après, toutes les deux semaines, il y avait aussi les Franchons qui passaient pour m’inviter au restaurant, dans tous les grands restaurants de la région !

Ferdinand me disait toujours :
– J’ai vu votre cliente de Bern, celle qui vient toujours et qui vous aime beaucoup… Alors j’ai tracé, hein…
Vous ne revenez pas avant 3 heures… 3 heures 1/2… Je n’ai mis personne avant, comme ça, vous pouvez manger tranquillement… Tranquille hein…

Profitez bien… Donc c’était continuellement… Tu vois, quand il n’y avait pas beaucoup de monde, hors saison, Les Franchons venaient, et elle faisait tous ses services de cheveux… Je lui faisais aussi la manucure… Elle faisait tous les services possibles et imaginables…
Hors saison, il faillait remplir, alors tous les services étaient une bonne chose, pour remplir la caisse.

Donc Ferdinand était aussi content. C’est aussi pour ça qu’il disait… :
– Vous le valez bien…!

Il savait bien que j’étais assez maligne pour remplir les services…

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