Il est où ton soleil maintenant ?

<Enregistré le 03 Décembre 2016>

Michelangelo nous avait invités pour aller manger le soir dans un chalet le soir, ça c’était la deuxième fois qu’il était revenu me rechercher… C’était en plein hiver, et il y avait sa copine et mon fiancé.

Il nous avait invités tous ensemble parce qu’il s’était rendu compte la première saison qu’il n’avait pas réussi à me convaincre, alors la deuxième saison, il invite tout le monde… et la troisième saison, il est revenu seul…

Chaque saison, il était revenu. Il était remonté à Gstaad pour me dire maintenant vous avez fini la saison, vous redescendez, vous revenez…!

Ça l’a quand même perturbé, pendant 2 ans… La première fois, j’étais parti de chez lui en décembre et il était venu en février…
Il m’avait invité à l’Olden… et il m’avait dit :
– Bon la saison va bientôt finir… Vous recommencer quand ?

Il ne voulait plus me lâcher… et la deuxième fois, déjà la même année je finis la deuxième saison, rebelote… Il m’avait dit…
– On ira dans un endroit tout à fait exceptionnel…

Et c’était vrai, on était monté dans la neige, on avait eu la trouille dans ces chemins complètement perdus… mais c’était magnifique !

Il avait sa Range Rover… On était arrivé dans un restaurant, je ne t’explique pas, c’était le soir, il y avait la pleine lune… Il y avait une lumière tout autour !
Mais c’est comme si c’était au bout du monde… et au milieu de la neige.

Tout était vitré, là-bas, avec des petites fenêtres avec vue sur l’extérieur… Il faisait un froid de canard, c’était verglacé, tu avais l’impression de risquer de te casser la figure dans tous les coins…

Mais c’était magnifique, grandiose…

Je me souviendrais toujours, de ce clair de lune et Michelangelo avec son grand manteau, qui disait à sa copine :
– Tiens, regarde la lune… Regarde la lune ! Toutes les cinq minutes, tu vois c’est un signe… avec toutes ces lumières autour, toute la nuit, il était tout fou… Avec toutes ces étoiles étincelantes, qui brillaient, c’était magnifique !

Mon fiancé, il était plié parce que Michelangelo me tenait par le bras et il me disait regarde là… et maintenant tu reviens, tu reviens… tu redescends… maintenant tu reviens…

– Non, je ne vais pas revenir…

Et mon fiancé, il n’en pouvait plus… Il était mort de rire…
– Alors là, c’est du fou de fou… Alors là c’est quelqu’un d’un extrême…

Il était au comble du bonheur devant Michelangelo… il m’a dit :
– Mais quelqu’un de plus fou que ça, je n’ai jamais vu, vraiment d’un extrémisme…

Alors quand il est revenu pour la troisième fois, seul, à la fin de la saison d’été… et que je lui ai dit :
– Non, mais je ne reviendrai jamais… C’est fini Michelangelo…
J’étais triste pour lui, mais je devais avancer…

Mais à la quatrième saison, quand je suis partie… Là, le jour même, il téléphone à Ferdinand pour lui dire…
– Hé… Salut Ferdinand… Alors comment tu te sens aujourd’hui…? (Rire)

Alors pour savoir le jour où je partais de Gstaad, et téléphoner à Ferdinand… Tout ça, parce que quand j’étais parti pour Gstaad, il avait dit à Ferdinand…
– Tu m’enlèves le soleil de ma vie…!

Alors Ferdinand, lui avait répondu…:
– Alors moi, j’ai envie de le connaître, celui-là aussi… S’il va pour toi, il va aussi pour moi… !

Et le jour où je suis parti de Gstaad, Ferdinand me dit :
– Tu te rends compte, ce salaud, il m’a téléphoné pour me dire :
– Alors, il est où ton soleil maintenant ? Tu te sens bien ? Ça va bien ?

Il ne l’avait pas loupé… Mais ça, je n’ai jamais compris non plus…
Qu’est ce qu’il y avait, qui était tellement fort pour agir ainsi ?
Qu’est ce qui faisait que j’avais un tel impact sur Michelangelo et sur Ferdinand aussi… ?

Ça lui avait pris la tête, hein ?

Ils étaient amoureux de toi, il y avait une admiration…?
– Non, parce que, pour Ferdinand, j’étais sa fille… et Michelangelo, il aimait sa copine !

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