<Enregistré le 15 Septembre 2015>
Ceux là ?… Ils étaient tous dans le JukeBox. Mais Claude François, ma sœur ne le connaissait ni en blanc ni en noir, et il lui faisait un tel effet, qu’elle en occupait toute la paroi de son lit, et puis elle voulait occuper toute ma partie… de mon côté aussi !
Elle ne le connaissait pas, et elle était prête, mon Dieu, à je ne sais pas quoi… Mais mon Dieu, quand elle l’entendait…T’avais l’impression que c’était une jouissance totale… Et elle ne le connaissait même pas… C’est quoi ça… ?
J’étais complètement retournée, que cet homme puisse lui faire un tel effet… Donc, je me suis dit :
– Jusqu’où elle peut aller ?
Ok, tu peux mettre des photos, des posters sur mon côté et tout… Quand elle me discutait sur différentes choses, quand elle me disait :
– Ah… il faut ranger ta place, tes poupées !
Bien sûr, moi j’avais trente six poupées dans mon lit et partout…
– D’accord… ben puisque ça ne te va pas, range les moi comme tu veux, que je lui disais, autrement je t’enlève les photos de ton joli Monsieur que tu ne connais même pas…(rire)
Là, c’était le grand drame…
Alors voilà, elle me rangeait ma partie… J’avais compris que c’était l’histoire de ce monsieur là, qui faisait toute la différence, qui la faisait sourire ou pas sourire… J’étais complètement subjuguée de l’effet que ça pouvait avoir sur elle… C’était quelque chose !
Je me disais :
– Mais elle fait ça comment ?
Et puis après, je vais au jeu de quilles, pour nettoyer le jeu de quilles en bas… et je vois mon frère avec les Beatles…
– Ah bon , lui aussi ?
C’était tout un groupe qui chantait, et il était là tout content…
Tout fou, il allait mettre sa musique en bas, et en nettoyant et il était…
– Ohhh… Mais il fait ça comment ?
C’était aussi quelque chose de complètement fou, les Beatles, Beatles, Beatles, et j’étais toute étonnée de me dire :
-…Tiens, tiens…
Alors que moi, ben… Non je n’avais pas encore compris ça ! J’entendais les musiques de Michel Fugain, et c’est vrai j’aimais bien quand il grattait sur sa guitare… Je trouvais qu’il avait quelque chose de très doux…
J’aimais aussi Polnareff, quand il parlait avec ces sons tellement aigus, et je trouvais qu’il avait un élevé de voix, qui était assez fantastique.
J’aimais bien Julien Clerc, parce qu’il avait cette voix qui tremblotait, chevrotante, comme ça et que ça me faisait rigoler… Alors je l’imitais, ahahahaha…
J’entendais les chanteurs, mais je n’aurais pas pu dire comme eux,
celui là, celui là, moi je ne les connaissais pas…!
Qu’est ce que ça pouvait bien m’apporter et me faire ?
Même quand j’étais à Gstaad… On m’a dit :
– Quoi ? … Yves Montant ?…tu vas voir Yves Montant ?
Mais ça c’est une autre histoire…
Merci Gracias

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