<Enregistré le 06 Octobre 2016>
Ecoute, j’étais totalement en dehors du monde…
Et c’était une grande souffrance… Mais oui, tu vois comme hier, par exemple… je regarde, je vois différentes choses que je ne devrais pas voir…
Des fois, je suis plus attachée par rapport à hier, dans l’âme, que par rapport à ce que je dois faire…
La dernière… quand on veut m’apprendre, comme celle de France qui me faisait la lecture avec moi, quand j’étais en deuxième année, qu’elle le faisait avec le cœur… Avec elle, j’étais dans une explosion de joie !
Parce que, je sentais son cœur… Je pouvais enfin vivre (Emotion) Je pouvais même enfin me concentrer à l’école…
Mais comment te concentrer si tu sens déjà l’émotion, si tu sens déjà que la base, elle n’est pas là…?
Tu ne peux pas, hein !?
Mais là, quand c’était dans le partage, qu’elle était à côté de moi, c’était quelque chose ! Rien quand cette sommelière venait, qu’elle me voyait et qu’elle me disait :
– Oh, mais donne les moi, tes livres, je vais te les couvrir…!
C’était quelque chose, elle prenait du temps pour moi…
- Elle me voyait… J’existais !
C’était une sommelière, imagine…Elle ne gagnait rien là dessus et c’était les sommelières qui m’aidaient à faire mes devoirs…
Après il fallait discuter avec Maman, parce que je lui disais :
– Mais maman, tout le monde met des étiquettes là dessus,
sur les livres… Je dois aller acheter des étiquettes !
Je dois aussi aller chercher des étiquettes…
C’était encore à discuter par ce qu’il fallait mettre des étiquettes dessus…
– Mais comment elle avait fait dans son enfance ?
Il n’y en avait pas eu pour elle ?
Je n’en sais rien, je ne sais pas comment ils vivaient à cette époque, Maman tu vois… Ils devaient sans doute coller des machins par dessus, bien sûr ça ne devais pas être des autocollants…
Avec Maman, il fallait toujours discuter… Mais oui, il me faut ça, c’est un minimum…
Parce que dans le minimum, elle te disait encore que ce n’était pas la peine…

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