Ballades au rufion

<Enregistré le 15 Septembre 2016>

Le boulanger, le samedi il allait apporter les cageots à la décharge, alors il profitait d’inviter tous les enfants qui voulaient venir avec…
Il avait un minibus, un peu comme celui que mon fils a récupéré de son grand père paternel…

Comme ça, ça nous occupait un petit coup… Alors on était enfermé là-dedans avec tous ceux qui venaient… Il fallait encore tenir debout, alors tu jonglais, mais il essayait de rouler pas trop fort parce que ça bringuebalait de tous les côtés…

Et on rigolait… On rigolait aux éclats parce que ça bougeait dans tous les sens ! On passait dans les cageots, et les cageots nous tombaient dessus… C’était vraiment un truc de gamins, mais il nous prenait quand même avec lui, et il disait :
– Voilà, je peux en prendre tant, parce que le prochain voyage, ça sera…
Il n’avait pas fini que tout le monde voulait aller avec !

C’était une sortie, et on jetait les caisses… Alors tout le monde jetait d’un côté, d’un autre, on s’amusait…

On courait aussi un moment dans la forêt, on ramassait une ou deux fleurs et au bout d’un moment il disait en tapant des mains :
– Allez, on y va… On rentre, c’est fini…!

Et nous :
– Oh non… oh non, non…!
– Allez c’est fini…! Hop…

Et voilà… La tournée était finie, et à chaque fois qu’il y allait, il appelait en disant :
– On va au Rufion… Qui c’est qui vient ?

C’était des mots magiques, tu penses !

Merci Gracias

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