<Enregistré le 14 Novembre 2021>
Aussi quand nous sommes allés en Italie, c’était en bord de mer…
On avait été chercher des balais laveurs, qu’on avait ramenés dans la camionnette, parce qu’on n’avait pas de sous à l’époque, et on vendait un peu tout ce qu’on pouvait, et ça n’existait pas encore en suisse… !
C’était près de Gênes, et ça avait été mais… une merveille !
On arrive là-bas, le Week-End… On était parti, je pense un vendredi, j’avais fermé mon salon de coiffure… Donc on était arrivé le soir assez tard, vers 1 heure du matin…
Oh là là… C’était la fête, les scooters au bord de la mer !
- Mais c’était un rêve…
Et puis le matin, on s’est levé, on était dans un petit hôtel, bien sûr bon marché, mais tellement magnifique, tu avais l’impression que c’était un hôtel, une chambre en carton, tellement c’était (Rire) très drôle…
On donnait droit sur la place du marché… Alors à 6 heures du matin… le marché a commencer à jacasser pendant qu’il se montait…
On sortait à peine de notre chambre, qu’il y avait déjà des gens qui écoutaient la télévision… en italien, des gens dans le hall, partout ça s’activait !
- Alors vraiment pour moi, c’était ça, la vie !
C’était comme si tu arrivais dans un autre monde…
Je me souviens qu’en arrivant sur la place du marché… Je vois une poupée et elle avait les yeux d’un bleu… Océan !
Mais je n’étais pas enceinte du tout à l’époque… Voilà, je venais de me marier… J’étais toute jeune.
Et puis je regarde cette poupée et je dis…
– Ma fille, elle aura ses yeux ! Elle sera comme cette poupée !
Et puis je reste en extase… J’étais tellement à ne pas vouloir la lâcher que mon mari me dit…
– Tu veux qu’on l’achète ?
– Oh oui !
J’aimerais bien qu’on l’achète, parce que ma fille, elle aura ses yeux ! Regarde ses yeux… c’était Océan !
Donc je pars avec ma poupée, à travers le marché…(Rire)
J’avais entre 26 et 30 ans… avec ma poupée comme une enfant !
Mais je savais que ma fille, elle aurait ses yeux !
Et ma fille, elle a ces yeux ! Elle a ces yeux qui sortent du rêve…
C’était impressionnant, parce que cette poupée, c’était ma fille… C’était ma Joséphine !
Il y avait ce côté Poisson Bélier… ces yeux Océan, beaucoup de choses que j’ai rêvé dessus et c’est vrai que je souhaitais qu’elle soit aussi comme son père dans le caractère, léger…
Parce qu’à l’époque j’étais très amoureuse de lui… et j’adorais son côté léger qui disait :
– On laisse tout de côté… Allez va…
Pas comme dans ma famille, où on te dit…
– Non, ne mets pas ça… Ça va comme ça… Le point, ici… Tu as oublié ça et tout le reste…
Et lui :
– Ah ah ah, on avance, c’est tout…
Et dans ma fille, je retrouve aussi son trait de caractère…
– Fais moi pas chier avec ça… Ça, on s’en fout, on fout loin !
C’est très drôle, les choses que j’ai marquées elles sont dedans… C’est très drôle !
Mais je ne savais pas encore que ce serait aussi moi, qu’il foutrait loin…

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