<Enregistré le 13 Septembre 2016>
Tu vois, quand tu as des enfants, la place de chacun a son importance, pour le premier tu as tous tes espoirs…
Ton enfant, il doit être brillant. Ton enfant, tu le rêves d’une certaine manière, tu as plein de rêves… Tu as souci de ne pas bien faire, de le casser, de ne pas entendre quand il pleure.
- Tu as plein d’angoisses…
Pour le deuxième ?
Déjà à ta grossesse, tu n’y penses pas, alors tu y vas !
Voilà, comment ça se passe, tu as déjà vu une fois… Tu sais que ça va sortir… Tu sais !
Par contre, tu n’as plus toutes ces angoisses, les angoisses que tu avais pour le premier… Alors le premier enfant est plus angoissé que le deuxième…
Le premier tu as beaucoup d’angoisses, le deuxième tu en a déjà moins, et pour le deuxième, tu ne mets plus tous ces rêves…
- Il est ce qu’il est, quoi…
Le premier, dès qu’il a dit :
– Aaah… Tu cours, et tu attends, le prochain, Aaah…
Le deuxième, tu es déjà beaucoup moins attentive quand il a dit :
– Aah… ou bien Euh…
Voilà, c’est comme ça… C’est la place du deuxième. Tu es déjà fatiguée du premier. Tu dois déjà faire, tu dois t’occuper de ton mari, t’occuper de tes enfants, t’occuper de ton boulot…
- Ben, laisse tomber quoi…!
Le deuxième, il faut qu’il y aille, et le deuxième, il y va… Parce qu’il sait qu’il doit déjà compter sur lui-même, alors que pour le premier tu as tout mâché… Parce que tu avais peur qu’il tombe, tu avais peur que si… t’avais peur de ça…
Mais pour le deuxième, tu dis :
– Ben vas y !
Ok… Tu veux venir en arrière ? Mais tu vois, il y a des escaliers ici…
Alors si tu passes comme ça, tu vas te casser la figure… Tourne ton popotin, et va en arrière puis tu glisses comme ça…
Tu vas lui dire et puis c’est tout… et bien le deuxième, il aura vite compris, et Il y va…
- Tu fais pas chier, quoi… !
C’est vrai pour mon fils, je lui ai montré comment aller en arrière, partout tu vois les gens mettre des barrières…
- Tu n’iras pas plus loin, pas plus ci, pas plus ça…
Mon fils, deux ou trois fois quand il est sorti… je le voyais tourner et quand il arrivait contre la porte là-bas… c’était :
– Ah…Tu veux y aller ? Pas de souci… Regarde, tu te tournes comme ça… et voilà.
Je me mettais avec lui pour lui tourner les pieds. Tu tournes ton cul, là… et tu vas descendre les escaliers comme ça…
Je lui ai montré quelque fois, il a tout de suite compris, ce n’était pas un imbécile, hein… Tout petit, hein, il ne marchait pas, il avait compris, et il se laissait glisser en arrière en bas des escaliers comme ça… pppppggggiiiiouuuu
Et pour remonter… il savait remonter ! Alors tu lui faisais confiance, tu sais que ça joue !
Le premier… ?
– Oohhh, arrête hein !
Je ne sais pas si c’est parce que ma fille était plus engourdie… mais j’étais pleine d’attentions… Attention ! On va s’agripper ici…
Attention… On va monter sur la chaise…
Alors je peux m’imaginer quand tu as un troisième…
Comme chez nous, et bien le troisième…
- Tu l’oublies… c’est vite vu, hein ?
Il n’a déjà pas de raison d’être, on ne le voulait déjà pas, et c’est très souvent l’accident… Il t’emmerde !
Bon ben, il verra comment les autres font…. Et de toute façon, il n’a qu’à suivre… Et pour tout c’est pareil, alors il peut très facilement se sentir un petit peu livré à lui-même…
Alors il va manquer beaucoup de coches, parce que on ne va même pas voir ce qu’il fait… Même quand il fait faut, on ne va même pas le retenir, pas le reprendre, parce que t’es content, il est tout mignon !
Tu vas dire, il est tout mignon, mais derrière ça, tu ne vas pas t’en occuper… Tu ne vas pas t’occuper de lui.
Ça devient du sacré chni… et je ne pense pas que c’était spécialement chez moi…
Je pense que c’est très souvent comme ça… Alors je n’ose même pas imaginer comment c’est pour le quatrième… hein !?
Le quatrième, soit tu l’as beaucoup plus tard et tu dis :
– Ah… Cerise sur le gâteau, de nouveau résurrection !
Tu prends conscience de l’enfant… tu as vieilli, tu es un grand parent… Donc tu es tout réjoui… T’es baveux de nouveau comme si c’était le premier, mais avec toute la connaissance…
Ou alors quelque part, c’est un accident !
Et il t’emmerde de nouveau… parce que tu ne peux plus refaire ce que tu veux et tu dis :
– Voilà la jungle… Débrouille toi… On ne va pas recommencer…!
C’est vrai, hein !
Alors celui, qui est le plus enragé dans les enfants, en général c’est le deuxième… Parce que le deuxième, il voit qu’il y a le premier devant, qui y va… il voit qu’il n’est pas soutenu, qu’il n’est pas aidé…
Et il comprend bien… Il veut y aller, hein…?
Mais il aurait bien besoin d’un petit coup de main, mais on ne lui donne pas ce coup de main, parce qu’en fin de compte, cause toujours, tu m’intéresses….
Alors il a de la rage, il doit y aller par lui-même… et on lui dit encore :
– Non non tu ne peux pas y aller… t’es trop petit !
Tu vois bien que ça va trop vite…
Et lui, il veut y aller… et il dit :
– Mais tu vois bien que je peux faire… que je sais faire quand même !
Arrête, je me débrouille pour d’autres choses que tu n’y vois rien du tout… parfois je t’embête et puis là, quand je peux y aller, tu ne veux pas et tu me coinces…?
Mais le reste du temps, je suis le grand, non mais… Alors il rouspète… et il reviens en rage !
Le deuxième en général c’est un colérique… C’est un rageur.
C’est vrai, hein… Il est furieux !
Le troisième, il arrive, et il a de la distance avec les choses, dû au fait qu’il y a moins d’attention sur lui.
Déjà, il n’intéresse plus… On en a eu déjà avant, les espoirs qu’on a pu imaginer, qu’il soit bon à l’école et tout, sont tombés.
Finalement on voit que nos enfants ne sont pas si brillant que ça, qu’ils ne nous ramènent pas des 6…
Ce ne sont pas des surdoués comme on aurait espéré…
Bon alors le troisième… Fait ce que tu veux, de toute façon… pppffffut !
- Qu’est ce qu’on va s’en faire pour toi !
(Rire)
…C’est assez intéressant quand même, non ?

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