Ludwigshafen

<Enregistré les 27 Août 2014 et 14 Septembre 2016>

Ludwigshafen… C’est en Allemagne mais je ne sais pas où exactement, mais c’était assez loin !

Quand on est arrivé, je me souviens on était dans un petit hôtel, juste à côté, il y avait une petite forêt… C’était un camp de nudiste, on ne savait pas… C’était possible que c’était près de la Forêt Noire…?
Ça devait être le long du Rhin… Oui ça devait être quelque chose comme ça… C’était très, très joli comme coin.
Alors voilà, on arrive le matin, on avait choisi le dimanche aussi pour partir et on arrive le lundi…

Ahh… et là, on avait oublié ma valise, la nuit en partant, sur le chemin devant chez nous… C’est notre voisine, Marie Claude, qui avait retrouvé notre valise le lendemain matin… Il ne l’avait pas mis dans la camionnette…

  • On était content !

Alors on est arrivé là-bas, c’était une entreprise qui était sur au moins deux kilomètres… Ils faisaient toutes sortes de choses, je ne sais pas ce qu’ils faisaient exactement… mais là quand on arrive ensemble, ils nous ont dit que les femmes ne pouvaient pas entrer dans l’entreprise… Qu’elles ne pouvaient pas venir travailler dans la zone interdite !

Donc ça voulait dire qu’on allait faire, comme la fois où il avait été à Lyon… Je pense qu’à Lyon, il avait fait une demi journée puisqu’en un matin, il n’avait fait que 3 sacs… C’était ce qu’il avait du faire à Lyon !
Il avait dû faire un matin… Le reste du temps, je ne savais pas ce qu’il avait fait… On peut toujours s’imaginer aujourd’hui…

Et à midi, il me dit :
– Ah… Aujourd’hui voilà, j’ai ces 3 sacs là…

Comme on nous avait dit que je ne pouvais pas entrer dans l’entreprise, je lui avais dit :
– Oh, pas de souci… Ne t’occupes pas de moi, je reste ici, dans la voiture… Va faire ton travail.

Maintenant vas y… Moi, je reste ici, je t’attends…
On ne va pas perdre notre temps à me ramener à l’hôtel…
On n’est pas venu ici pour rien…

J’avais fermé mon salon de coiffure aussi le mardi…
– Mais tu travailles… Demain ma foi, je resterai à l’hôtel…

Tu vois, comme je n’avais pas ma valise… Il n’allait pas imaginer que j’allais casser des cailloux, et que j’allais continuer le soir, tu sais que quand tu casses les cailloux comme ça, tu en as plein sur tes habits, tu en as plein. Je n’avais pas de shampoings, je n’avais rien pour les cheveux, ni rien du tout…
Lui, il y avait la sienne, il avait ses affaires, ses habits il avait tout son change, il y avait juste la mienne qui manquait.

Là, tu demandes qu’elle était la part de sa responsabilité dans l’oubli de ma valise sur le bord de la route, à côté de l’auto… Tu vois comme il pensait à moi…

Et puis là quand il est revenu avec ces trois machins… Il m’avait juste déposée le matin, et j’étais restée dans la voiture. Alors à midi on était allé manger à l’hôtel…

Là, il m’a déposée, et je suis restée là-bas, dans le camp de nudiste… j’ai découvert ce que c’était un camp de nudiste !

Et quand il est arrivé le soir… il n’avait quasiment rien fait et il me dit :
– Voilà j’ai fini… !

Alors moi :
– Ah Non non… On n’est pas venu, jusqu’ici pour ça… Ça ne va pas… !
J’ai fermé mon salon de coiffure deux jours pour ça… ?
Tu as vu, pour venir jusqu’ici toute la route que ça fait ?

Alors demain, débrouilles toi, demain je viens avec !
On va concilier, discuter, mais demain moi je viens avec… Il faut qu’on casse… Il faut qu’on avance, il faut qu’on travaille quoi !

Mais il ne pensait pas qu’en ayant oublié ma valise que j’irais quand même et qu’avec ça, le lendemain je dirais :
– Ben tiens… on y retourne quoi…

Pour remettre les habit, les machins tout piquants…?
Et bien non…
– Non… On fera notre journée comme si de rien n’était. On fera notre machin jusqu’au bout…!

Donc le lendemain, quand je suis arrivée… j’ai réussi à convaincre de pouvoir rentrer dans la zone, et de pouvoir travailler…

Alors après, il y avait des gens qui venaient nous voir en vélo parce qu’une femme, là-bas, tu vois dans l’usine… Les femmes, elles étaient juste au secrétariat, mais pas là, à casser des cailloux ou des machins comme ça…

Après c’était bon, on a pu casser des cailloux et pu vraiment travailler et là, on a pu remplir de nouveau la camionnette !

Je crois même qu’une fois, on y était allé avec un de ses copains…
On était parti les trois… et il avait dit :
– Aah… ben dit donc… avec ta femme, ça y va, hein !
Nom de bleu ! Faut pas rigoler avec elle, ça ne rigole pas…

Ça avait été un bon partage, mais là certainement que je les avais bien embêtés… parce que finalement ils menaient leurs cirques… leurs machins, leurs chnis… Certainement.

Mais il fallait bien mon caractère pour pouvoir endurer tout ce qui c’est passé par la suite…

– Et tout ce courage pour avancer malgré tout…

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