<Enregistré le 27 Août 2014>
Deux ou trois jours après avoir accouché de ma fille, et bien, il décide de partir au Japon…
Mais tu vois quand tu as vécu le temps de grossesse, que tu as eu une césarienne, tu as une pression !
Tu as une pression d’hormones qui retombe, et tu vas retourner à la maison avec ton enfant, et tu as ton salon de coiffure…
Tu t’inquiètes pour savoir comment tu vas faire, comment gérer…
Si tu vas être capable, en tant que maman à 29 ans et avec tout mon parcours…
La coiffure, je gère, mais cette enfant, comment la gérer… ?
Et puis là, il y a mon mari qui m’annonce son départ… il est venu me poser une télévision, et puis il me dit :
– Voilà… Il y a des cassettes, voilà, je pars au japon…
Comment tu es le lendemain matin, à la maternité ?
C’était un dimanche, je me souviens, il y a le gynécologue qui arrive… J’étais en pleurs, je ne te dis pas… comme une fontaine !
- Le baby blues, mais alors total…
Il me dit :
– Ah non, ce n’est pas possible… et puis l’autre qui n’est pas là…(Rire)
Ecoutez… Je finis ma tournée des gens, j’habite juste à côté au village… Je vais chercher mes quatre filles, et je viens prendre l’apéritif chez vous… avec mes enfants.
- On vient chez vous !
Mais là aussi, c’était un moment de grâce, parce qu’il est arrivé avec ses quatre enfants, ses quatre filles. Il y avait la mienne dans la couche… Elles étaient toutes petites, entre quatre et huit ans…
C’était très très vivant, et moi qui pleurais comme un saule pleureur… Ses enfants qui tournaient autour de ma fille, et lui qui essayait de me dire… Santé et de me consoler comme il pouvait… (Rire)
- Gentil ce Monsieur Demeuron, un cœur d’or !

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