<Enregistré le 14 Septembre 2016>
Après on avait déménagé l’usine dans le village voisin, le bâtiment était plus grand que dans la maison où j’avais mon salon de coiffure… Il y avait plusieurs étages, c’était grand.
Dans cette usine qu’on avait acheté, il y avait plusieurs personnes à qui on louait des locaux… Je crois que celui-là faisait de la serrurerie, et il voulait installer une nouvelle machine. Il avait un local, une petite cabane à l’extérieur, mais il voulait installer une machine d’une tonne et à l’intérieur…
Comme mon mari lui avait dit :
– Non, mais on va changer… la petite cabane on va l’enlever.
Je ne sais pas trop quoi, ce qu’il voulait faire…
Tant et si bien qu’il avait déménagé toutes ses affaires dans le fond du garage qu’on avait à l’intérieur du grand immeuble…
C’était grand, l’immeuble… et lui, comme il avait loué à l’intérieur, il avait demandé à mon mari :
– Monsieur… Mais vous êtes sûr que vous voulez me le louer pour un moment parce que maintenant je vais amener une machine d’une tonne… Ça va me coûter cher pour l’installer, alors il faut vraiment que je sois sûr que vous allez me louer le local…
Moi, je lui avais dit :
– Mais c’est clair, il va vous le louer, pour la prochaine année…
Il n’avait pas fait de bail, mais il lui a dit… :
– Mais non non… Pas de souci !
Non, mais soyez tranquille… Ramenez votre machine, tranquille !
Hein… et en fin de compte, une semaine après qu’il l’avait installée, je crois que je pourrais demander à Madame Desvisse…
Je crois bien que c’était juste une semaine après.
En tout cas, même pas un mois… Il dit à Madame Desvisse, sa secrétaire comptable…
– Il faudra donner le congé à Monsieur Anzère !
Et elle lui dit :
– Mais on ne peut pas donner le congé à Anzère, il a demandé…
– Si, si… Madame Desvisse, vous êtes engagée pour faire ça…
Faites ce que je vous dis, si vous voulez garder votre place !
C’était toujours ça…
- Si vous voulez gardez votre place…
- Faites ce que je vous dis…
- Ne posez pas de question…
– Donc c’était de la manipulation, en toute conscience, finalement !
Mais Anzère, c’était aussi un de nos bras droit, parce que quand on recevait des grandes palettes et qu’il fallait les avancer avec notre tire-palette électrique… qui c’est qui le faisait aller ?
Voilà, c’était Anzère… Il était mon bras droit à chaque fois qu’ il y avait un souci, il venait nous aider…
Mais là, Anzère, et bien… Il est devenu comme fou !
Faut dire, ça l’a rendu en dépression, son congé… C’était vraiment quelque chose qui l’avait tiré en bas… Et des années après quand je le rencontrais, à chaque fois, il revenait à charges :
– Mais comment vous avez fait pour vous marier avec ce type ?
Mais c’était vraiment un sale type… qu’il me disait !
Ah… Ça l’avait foutu en bas cette histoire !
– Mais à toi aussi ça te faisait aussi de voir ses comportements envers ces gens...
– Ah ben, tu penses bien, Je n’étais pas bien…
– Mais pourquoi tu donnes le congé à celui-là ? que je lui ai demandé.
Mais tu ne pouvais rien faire… Il disait :
– Ouais ouais ouais… ouais… Ne te mêle pas de ce qui ne te regarde pas… euh…
– Et qu’est ce qu’il a mis à la place ?
– Mais rien !
Après ça, il pouvait redemander de le relouer à d’autres, derrière !
–Ah bon ?
– Mais oui… C’était juste pour l’emmerder !
Tu peux demander à Madame Desvisse, elle sait… C’était juste pour l’emmerder.
Attend, je crois qu’après il avait décidé qu’il voulait refaire le sol…
Il l’avait foutu dehors, parce qu’il avait décidé de refaire le sol.
Ah mais il a refait le sol, mais il a eu encore des histoires, après, parce qu’il n’avait pas payé les travaux… Des histoires pas possible avec ce sol, Madame Desvisse, elle sait bien…

Laisser un commentaire