<Enregistré le 14 Septembre 2014>
Je me demande si les femmes quand elles conçoivent leurs enfants si elles sont autant dans cette conscience, de se dire :
– Tiens, je fais l’enfant… Ce soir, voilà on y va…
Ce soir on fait un bébé, point. Et on fait le bébé, hein !
Le bébé existera…
Alors comme j’avais décidé et qu’il adorait le boudin, moi je voulais qu’il mange de la viande… Alors je faisais sans cesse du boudin.
C’est qu’il faut savoir avant, hein !
Il se plaignait qu’il n’y avait plus de fromage, dans le frigo… Evidement, je lui achetais régulièrement du boudin… Alors là, du boudin, il y en a eu !
Voilà je me suis dit :
– Il est tout content, je lui fais du boudin… avec des petites cornettes comme il aime, des rolinettes (*) avec de la compote de pommes, un vin rouge… Je l’ai bien lancé, un cake, un rhum…
Et ce soir on fait le bébé… (Rire)… On fait la relation… (Elle se moque de moi) et on fait le bébé…(Rire) mais j’en avais déjà sacrément marre de lui, hein ! (Rire) j’en avais déjà marre !
Mais j’avais décidé qu’il en fallait deux… Deux !
Et oui, j’ai eu de la chance parce que ça a marché. Pas tout le monde a cette chance, quand tu décides, au moment où tu décides, et ben que ça marche !
Mais c’était aussi un conflit chez moi, parce qu’en fin de compte j’avais vu quelle nourriture il fallait pour avoir un garçon, alors je faisais le nécessaire pour… Mais je me disais que je ne pouvais avoir que des filles… Je ne peux faire qu’avec des filles, hein…
Tu vois, un garçon ? Je vais faire quoi avec un garçon…?
Comment je vais faire pour jouer du Vroummm, Vroummm avec… ?
Je faisais tout pour avoir un garçon, mais dans ma tête je voulais une fille. Et déjà au début quand il a su que j’étais enceinte, qu’il me dit…
– Et bien j’espère que pour toi ça sera un garçon… qu’il m’a dit, parce que des filles j’en ai déjà deux, c’est bon, hein !
Alors ça sera un garçon !
On ne sait pas comment on fera ça… mais ça sera un garçon.
C’était clair que pour ma fille, c’était une vieille reconnaissance d’âmes… C’est dommage que les mamans ne parlent pas ! Qu’elles ne disent pas ce qu’elle vivent à la naissance… Qu’elles n’osent pas parler.
Parce qu’elles diraient qu’avec cette âme là… J’ai senti ceci, j’ai senti ça… que c’était quelqu’un d’extérieur… j’ai senti quelqu’un de familial… j’ai senti que c’était quelqu’un qui me collait à la peau et quelle place exacte, elles font à leur bébé…
Maman quand elle a eu mon frère, elle l’a placé tout de suite, tout près d’elle-même… C’était une âme qui était collée à eux.
– Et ta sœur ?
– Ah ma sœur ?… Elle l’a sentie venir, ça c’est sûr ! (Rire)
Et mon fils quand il est né, à la seconde où on m’a réveillée pour me montrer le bébé, qu’on s’est approché de moi…
- J’ai senti une boule de feu…
Il me disait :
– On est là… tu vois bien !
Tu sens cette boule, on se connait… Alors qu’il était prématuré et qu’ils le portaient, qu’il n’avait que 1 kilo 850, il m’a dit :
- On se connait… !
C’est fou, hein ! Je l’ai tout de suite repris, je l’ai tout de suite senti… et à la seconde où je me réveille, je dis :
– Mais déplacez moi, au secours !
Je veux partir, un appel… quelque chose qui t’attire…
Tu ne peux pas expliquer…

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