<Enregistré le 21 Juin 2014>
Quand je suis arrivée dans notre canton, j’ai pu constater qu’il n’y avait pas de critiques, mais à Fribourg, il y avait beaucoup de mélanges.
Ici, on s’en foutait de tout ça, et ce n’est pas une impression car au salon de coiffure de Fribourg, c’était :
– T’as vu celle-là, t’as vu celle-là ?
Même si c’était une bonne gamme à Fribourg, les cancans étaient présents. Elles faisaient des commentaires :
– T’as vu ? Mme X elle a acheté une nouvelle Porsche, Mme Y a changé de mec… et puis ci et puis ça…
Ici, tu t’en fous, mais le revers, c’est qu’à Fribourg tu vas quand même faire pour l’autre, tu vas donner, tu vas payer, mais ici rien…
Rien de rien, tout le monde s’en fout.
Dans le village où j’habitais après la séparation de mes parents, les protestants n’aimaient pas les catholiques. On n’aimait pas les Welsch et on le disait ouvertement… Les jeunes dans le train n’étaient pas dans les mêmes wagons, il y avait cette coupure qui se faisait automatiquement, une ségrégation, en plus c’était bilingue, alors ça y faisait aussi.
Mais à Fribourg c’était très critique…

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