<Enregistré le 03 Juin 2014>
Il m’avait annoncé qu’il ne voyait plus ses parents, et qu’il était endetté, et Il m’invite pour aller manger, en me disant :
– Prends un tournedos…
Je me souviens, c’était, je ne sais pas au moins 40 balles, C’était cher !
On était sur une terrasse magnifique, et puis je lui dis :
– Mais à quel titre tu veux me payer un tournedos…?
Tu m’as bien dit que tu étais endetté ?…
Il me dit :
– Oui…
– Alors écoute… C’est déjà stupide d’aller manger dehors quand on est endetté… Normalement, quand on est endetté, on ne va pas manger dehors ! Alors merci pour ton tournedos, mais tu m’inviteras pour manger un tournedos quand tu auras une situation !
Finis de payer tes dettes… Mais avant, Non merci !
Je me serais sentie coupable de l’enfoncer encore plus dans ses dettes… Après, quand il m’a proposé de venir habiter avec lui, je lui ai dit :
– Tu m’invites… Tu me demandes de venir habiter en temps que compagne, alors que pour moi, un homme ce n’est pas ce symbole !
Je suis désolée, je te fréquente… Mais pour moi un homme il se suffit à lui-même, il a réglé les choses, c’est un point central, qui est solide, sur qui on peut compter, sur qui tu peux t’appuyer, avec qui tu peux créer une famille, avoir des enfants, et ce que tu me montres maintenant c’est que tu n’es même pas capable de t’assumer toi-même…
Et tu me demandes de t’accompagner sur quelque chose qui est bancal ? …Ou c’est pour t’appuyer sur moi, je ne sais pas ?
- C’est quoi ta vision ?
Alors non, excuse moi, ça ne m’intéresse pas !
Je vais gentiment partir en station, je vais gentiment aller faire mon chemin et quand tu deviendras un petit peu plus équilibré et quand tu auras mis les choses au point… on verra !
Mais pour l’instant je ne vais pas aller plus loin, car je suis déjà en train de construire mes sentiments et j’ai besoin de savoir de quoi tu es capable.
Je peux accepter que tu as 27 ans que tu sois divorcé, avec un enfant, que tu t’es trompé avec une chinoise, ça, je peux l’accepter… Tout le monde peut se tromper, mais il faut comprendre que si tu prends un verre et que tu le casses, que tu le pètes, pas de souci… Mais je ne peux pas accepter que tu me courtises et que tu me tires là-dedans.
Je suis quoi ?
Non, je n’ai pas envie d’être traitée comme ça, ce n’est pas ça que je veux, ça ne m’intéresse pas !
Ce que je savais, c’était que ça ne jouait pas quand il me demandait de venir… Alors je lui ai dit :
– J’ai besoin que tu prennes du temps, du recul, que tu t’équilibres, que tu réfléchisses pourquoi tu t’es divorcé, qu’est ce qui a fait que tu t’es divorcé, où tu en es aujourd’hui et qu’est ce que tu veux dans ta vie…
Alors je vais prendre un petit peu de distance je vais aller là-bas, on va voir si nos chemins se rencontrent toujours, s’ils se rencontrent parce que c’est facile… et qu’il n’y a aujourd’hui que 35 kilomètres qui nous séparent… (Je travaillais à Bern), et si 200 kilomètres ça crée toujours la même chose…
Alors quand je suis partie à Gstaad, quand je suis allée me présenter là-bas, il m’a dit :
– Je viens avec toi…
– Non ! Toi, tu vas boire un verre…
Quand je suis revenue :
– Oui, je commence au mois de décembre…
Alors tout le chemin du retour il m’a dit :
– Mais je ne comprends pas, je n’ai jamais connu ça !
Mais comment ça se fait, une fille comme toi qui rencontre l’amour de sa vie et qui se tire loin ? C’est incompréhensible…
Tu vois sa manipulation derrière… ?
Mais je lui ai dit :
– Non, je ne suis pas d’accord… Tu sors d’une situation, et maintenant ça fait une année qu’on se fréquente. Je n’en sais rien de ce que tu as remis en cause. Tu n’as pas confronté ni ta solitude… Tu n’as rien remis en cause dans ce que tu fais, et je sens que tu brodes, que ça travaille, mais maintenant je ne sais pas où tu en es… toi !
J’ai besoin que tu prennes du temps… peut-être que nos chemins vont se séparer, je prends le risque… Je prends le risque !
Même si j’avais quitté mon fiancé… Je prends le risque quand même. Voilà…
- Alors j’irai à Gstaad !

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