MerciGracias

Apprenez moi Carita !

<Enregistré le 28 Novembre 2021>

Il m’avait dit :
– Je n’aime pas le style Sassoon !
– Ah, mais moi non plus ! que je lui ai répondu.
J’ai appris le style Sassoon mais je n’aime pas Sassoon…
Alors apprenez moi Carita, puisque c’est votre style de salon, moi je veux bien…

Et il me dit en pensant qu’il allait me dissuader…:
– Euhh… Ah et bien d’accord…!
– Ok !

Moi, je faisais 8 heures – 5 heures 1/2 j’avais 9 heures à suivi…
J’avais une demi heure de pause, donc j’avais fait mes 9 heures… et il y avait la vente du soir le jeudi, où on fermait le salon de coiffure à 21 heures, donc fallait y aller, hein !

Il me dit :
– Bon alors, on peut faire ça le mardi soir… et puis ça sera à 7 heures…
Parce qu’on fini le salon à 6 heures 1/2 donc pour moi ça sera 7 heures où je serai disponible…

Donc t’avais fait ta journée, je devais attendre de 5 heures 1/2 encore jusque 7 heures et puis rentrer à je ne sais pas quelle heure, pour revenir le lendemain matin !
Et après il y avait le jeudi soir la vente du soir…

Je lui ai dit :
– OK ça marche !
– Comment vous aller trouver des modèles ? qu’il me demande…

– Ne vous occupez pas de ça… Ça, ça me regarde !
Mais donnez moi vos cours, puisque vous voulez que je pratique Carita…

Et j’étais présente… il se ramène à 7 heures, le mardi soir…
Il voit mon modèle et… il avait presque oublié de revenir au salon, parce qu’il était sorti… et il revient et il me dit :
– Ah… Mais ça alors…!
Ah bon… vous avez trouvé un modèle ?

– Ben oui, on avait rendez vous ce soir… à 7 heures avec un modèle, et bien moi j’ai mon modèle et puis je suis là….
– Alors là… Vous me soufflez complètement !

Puis deuxième fois, troisième fois… intrigué, il me dit :
– Mais vous les trouvez où vos modèles ?
– Mais mes modèles…? Je les trouve, ils sont là…!

– Oui, Mais vous les trouvez comment ?
– Mais à la gare, que je lui dis… Puisqu’il y a un autre soir où je dois rester plus tard, alors j’arrête les gens pour leur demander qui c’est qui à besoin d’une coupe de cheveux, et une coupe qui va d’après ce que je veux…

Donc je rentrais encore une fois, un soir un peu plus tard… le temps de trouver mon modèle.

il me dit :
– Alors avec vous… sacré matin ! (Rire)

J’ai vu qu’il était complètement soufflé, il n’en revenait pas… Il a dit :
– Ah ben dis donc… et puis ces personnes là, vous ne les connaissez pas… !?
– Non, pas du tout ! Par chance elles sont venues, parce qu’on s’est rencontré… On s’est donné le numéro de téléphone, on a discuté sur la coupe qu’on allait faire… Je lui ai dit où je travaillais, la rue et tout…

(C’était les années 80, et pas de téléphone portable…)

Et en plus de ça, ce n’était pas spécialement des gens qui avaient décidé d’aller chez le coiffeur… C’était des gens que j’avais décidé et que j’arrêtais, et à qui je disais :
– Ah et bien toi je te verrais bien avec une coupe, comme ça…
Il fallait vendre déjà la coupe que j’avais vu faire ! …et puis encore que la personne s’arrête… parce qu’elle allait prendre son train aussi…
Tu vois, il fallait qu’elle ait le temps de parler.

Ben oui… et à chaque fois, j’arrivais avec mon modèle. (Rire)

Il fallait qu’elles viennent, et elles sont toujours venues…

  • La vente était bien faite !

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