MerciGracias

Mes copains…

<Enregistré le 03 Juin 2014>

A mon copain Beat, le playboy du village, je lui avais dit…:
– Oui, tu peux être fier, gentiment fier et content de toi, parce que ta « Mustang », c’est toi qui l’a gagnée… C’est ton travail, alors si tu veux te promener avec ta belle « Mustang », vas-y…

  • Allez, Regardez ma « Mustang »… !

Il venait m’ouvrir la portière… Oui, ta « Mustang » tu l’a gagnée, c’est justifié… Ça avait de la valeur alors que de l’autre côté, mon autre copain, Sacha qui faisait des études d’avocat et qui était une grande tête…
Il était quelqu’un d’important à Fribourg, son père était aussi avocat, c’était pas rien de balancer à Sasha et de lui dire stop, en tant que petite coiffeuse !

– Ben écoute, non merci, je pense que là aussi, il a du ramasser du côté de l’orgueil…
Parce qu’il se prenait le chou sans avoir réellement rien fait…?

Pour moi il n’avait rien fait. C’était une estime de lui-même qui n’était pas justifié. Ça m’avait travaillé déjà à l’époque alors que j’avais 20 ans… Je m’étais dit, ça ne joue pas !
La valeur n’est pas correcte là-dedans. Il se l’était appropriée par ses parents, par l’appartenance au groupe familial…

Quand j’avais été chez ses parents, il m’avait dit , viens regarder la cuisine, les machins, la villa en toute pompe, elle était située à Marly, ou se trouvait aussi ma Copine d’enfance…
C’était le coin où t’y vas quand t’es arrivé… quand tu vas à Marly, tu vois… C’est un petit peu la zone résidentielle de Fribourg, des villas où c’est le bon niveau… Et je me suis dit :
– Ta villa, ta villa… pourquoi tu me montres ta villa ?
Bien, OK… Mais tu habites ici, chez papa-maman, c’est tout !

Tu n’as rien à me montrer, tes machins je m’en fous, pour moi ce que tes parents ont fait…

Sasha, il a eu de la chance de me rencontrer car il ne lui restait plus qu’une fois à passer et avec la mentalité qu’il avait j’étais sûre qu’il loupait. Puisqu’il s’appropriait des choses qui n’étaient pas siennes et qu’il était orgueilleux avec ça… Mais le fait de lui avoir dit :
– Ecoute, avant d’être orgueilleux et fier, il faut que tu prouves, hein… !
Il faut que tu remontes tes manches, que tu montres que tu sais faire quelque chose !

Je l’ai mis totalement au défi et le fait qu’en tant que petite coiffeuse, je le mettais au défi, il s’est dit :
– Faut y aller…
Il a commencé par me dire :
– Alors t’es pas fière, toi ?

Mais je lui ai dit :
– Mais tu veux que je sois fière de quoi ?
Que j’étais coiffeuse ?
Oui, j’ai de la fierté, je travaille… j’ai de la fierté mais je n’ai pas à être fière outre mesure… Je n’ai pas une fierté démesurée, je fais juste les choses qui sont normales et je suis contente avec moi, de ce que je fais. C’est une satisfaction qui est là, mais je n’ai pas à être démesurée…

J’avais fait l’analyse à cette époque… à 20 ans

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