MerciGracias

Au Fouquet’s, Paris

<Enregistré le 31 Décembre 2015>

Dialogue avec ma fille (MF)

C’était une cliente, qui m’avait appréciée chez Michelangelo et elle s’était liée avec moi, elle n’avait pas pu avoir d’enfant et son mari était médecin… Je les aimais bien, ils étaient énormément bons… et d’une grande gentillesse.

A chaque fois qu’elle venait au salon de coiffure, son mari m’apportait les croissants qu’il avait été acheter chez Gfeller à Bern, pendant que je coupais les cheveux de sa femme…
Hum… Un pur délice !

Ils savaient que Michelangelo, avait aussi été formé par Carita Paris, alors ils ont voulu m’inviter à aller découvrir ce salon de coiffure qu’elle connaissait très bien, puisque elle allait parfois se faire coiffer là-bas, à Paris, chez Carita.

Ils m’ont donc invitée une fois pour aller à Paris avec eux et nous avons été manger dans une brasserie, puis un soir au moulin rouge et manger au Fouquet’s…!

Ouais… j’avais été au Fouquets’ avec Carita…
– C’est qui ? (MF)
– Ta marraine, les Franchons…

– Ahhh… (MF)
– Carita et Franchon… C’est marrant, tu as un peu le caractère de Carita, toi…

– On ne me demande jamais par rapport à moi…(MF)
– Oui mais c’est un mélange, hein…

Au Fouquet’s, au Moulin rouge, le Rex, les relais et châteaux… La visite du salon Carita, et tous les étages, c’était immense !

Tout ça pendant une semaine dans les relais et châteaux, et on venait m’apporter mon déjeuner au lit…

C’est la première fois que j’ai bu, en chemin lorsqu’on s’était arrêté dans un château pour manger… J’ai bu un Kir, mais j’ai dit :
– C’est quoi ça…?
– Du champagne avec du cassis, qu’ils m’ont dit.

C’est là que j’ai appris les bonnes choses !
Avec le Franchon et la Franchonne…

Faudra quand même que je regarde s’ils sont toujours en vie… Faudrait que je demande à Maman où ils habitaient. Ils n’étaient pas à Bern, juste un tout petit peu en dehors…

C’était son besoin d’enfants… Comme ils n’avaient pas eu d’enfants à un moment donné, elle avait eu ce besoin d’enfant… Alors partout où ils allaient et qu’ils me présentaient :
– C’est notre fille…
Voilà, ça se passait naturellement pour eux, c’est notre fille…

Ils l’exprimaient directement, ils disaient c’est notre fille… et qu’elle était contente et quand j’étais à Gstaad, la même chose…

Ils disaient ça, c’est notre fille… Je les aimais beaucoup.

Un jour, ils étaient venu me voir au salon à Gstaad et j’avais de l’eczéma sur le visage… Il me dit :
– Mais qu’est ce que tu as, qu’est ce qui a changé dans ta vie ?
Où loges tu ? Je peux aller voir… ?
Alors je lui ai montré ma chambre meublée et quand il a vu les perruches que celui qui allait devenir mon mari par la suite m’avait apportées, parce qu’il n’avait pas le temps de s’en occuper… il m’a dit :
– Oh mais voilà… débarrasse toi de ça tout de suite…
C’est ça qui te fait ton eczéma…

Je m’en suis débarrassée, et c’était fini…

Les Franchons ont été deux belles pierres blanches sur ma route…

Merci Gracias

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