<Enregistré le 15 Mai 2015>
Evidement, il voulait me refaire un contrat, mais moi en fin de compte, je ne voulais toujours pas…
– Non non, pas de contrat !
Il est revenu à charge…
– Mais tout le monde fait un contrat… Tous ceux qui sont ici, qui travaillent depuis des années chez moi, travaillent avec un contrat c’est comme ça… Il n’y a personne sans contrat. Ce sont les règles quand on va quelque part on a un contrat…
– Et bien moi… Non, je ne veux pas de contrat.
– Mais pourquoi vous ne voulez pas de contrat ?
Quand je lui ai dit :
– Mais enfin, vous voulez une laisse autour du cou ?
Il me dit :
– Mais ça veut dire quoi ?
– Mais c’est une laisse un contrat !
Ça veut dire que si vous êtes gentil, ben je reste, et si ça ne va pas, je m’en vais, c’est tout… Tout le monde est libre, si la relation se passe bien, je suis là… Mais si ça ne se passe pas bien, je m’en vais…
Donc il est revenu plusieurs fois à charge avec son contrat… Mais non, un contrat, je n’en ferai jamais un…
Alors il a discuté les deux fois quand je sois restée, après avoir donné mon congé… puisque la troisième fois je suis partie pour de bon. Chaque fois il est revenu avec son contrat…
– Mais pourquoi vous voulez me faire un contrat ?
Vous voulez me traiter comme un chien ? Non, moi je ne veux pas de laisse… C’est à un chien qu’on met une laisse !
Un contrat c’est une laisse. Alors je dis :
– Non…!
– Oui mais à tout le monde qu’est ce que vous allez dire aux autres ?
– Mais je n’ai pas besoin de dire aux autres que je n’ai pas de contrat ! Je ne vais rien dire du tout. Ça, c’est entre vous et moi… Si vous voulez continuer de faire des contrats avec les autres, vous continuez à en faire. Mais moi, je n’ai pas de contrat, c’est tout…
Et il n’a rien pu faire !
J’ai battu tous les records chez lui et j’étais la seule qui n’avait pas eu de contrat… Il n’a jamais compris.
C’est comme à midi, j’avais une demi-heure de pause à midi…Il décidait à quelle heure, et je ne pouvais pas voir mon plan de travail… C’était lui qui devait me dire :
– Ecoute, va boire ton café au bar…
J’ai dit :
– Ça c’est fini… Si vous voulez que je reste ici, la fois qu’il m’avait foutue dehors… je peux voir par moi-même quand est ce que je vais aller boire mon café… !
C’est qu’on devait boire notre café pendant notre demi-heure de pause et on devait rester en haut… Ben moi c’est fini, j’ai ma demi-heure de pause, mais je vais où je veux !
Je regarde quand je veux et je pars… Je ne reste pas ici, c’est tout..
Je peux aller boire mon café en bas, si c’est dans la demi-heure qui est à moi qui m’est comptée, pourquoi je resterais là…?
Donc on était les deux seuls à sortir une demi-heure dans la journée, pour aller boire notre café là où on voulait…
– Le patron aussi…?
– Oui… lui, il prenait sa demi-heure quand il voulait, alors Moi je prenais ma demi-heure quand je voulais…
Ce n’était plus lui qui allait décider quand je pouvais m’arrêter ni où j’allais boire mon café… Je pouvais le boire en haut ou en bas, nom de bleu… !
C’était la totale quand même. Il y a eu des choses avec lui où je me suis défendue pour des trucs, vraiment bêtes, des détails de cons…!
Comme la vente du soir… Tout le monde faisait la vente du jeudi soir jusqu’à 9 heures… La vente du soir et depuis 8 heures du matin !
– Depuis 8 heures du matin ?
– Oui… mais quand je me suis tirée, et que j’ai déposé les bigoudis, je suis partie à 6 heures le soir, après l’avoir laissé en plan…
Et quand le lendemain je suis revenue, j’ai concilié, j’ai dit :
– Je suis revenue, mais vous saurez que je ne ferai plus jamais les ventes du soir…!
– Ah !?
– Non ! Moi à 7 heures, moi je n’en peux plus… Je reste jusque 7 heures, je veux bien, je suis déjà bien brave, mais à 7 heures c’est fini.
C’était tout des choses comme ça qu’il a fallu défendre…
C’est comme pour couper les cheveux… Il avait décidé d’une mode parce que c’était la mode et différentes choses… Alors toutes les coiffeuses se coupaient selon sa volonté… à sa guise, comme il voulait !
Il coupait les cheveux des employés et c’était lui qui décidait quand… et comment, la couleur, comment est ce que tu fais !
Moi j’ai dit, mais vous oubliez !
Je n’ai pas un colt sur la tête… Si je n’ai pas décidé… Et vous mettez les ciseaux, là où je veux… C’est fou, et ça a toujours été comme ça… Il n’a rien pu faire avec moi…
Par contre j’étais la seule coiffeuse qui lui coupait ses cheveux…
Mais aussi, quand il voulait quelque chose, je disais :
– Qu’est ce qu’on fait là-haut…? Vous voulez comme ça ?
On fait là… ?
J’étais du même accord que lui, il me faisait…
Parce que lui aussi il disait :
– Haïee, là ? On coupe ou on ne coupe pas ?
– Oui, on coupe ici, d’accord… Oui, j’aimerais comme ça, d’accord.
Je mettais le même accord avec lui. Il m’aurait coupé là où je ne voulais pas, c’est sûr que j’aurais mis les ciseaux là où il ne voulait pas non plus, hein (Rire)
– T’es une femme exceptionnelle ! Il a eu vraiment la fille à ta mère… pour dire ! (Rire) incroyable…
Oui mais ma Mère, elle était quand même bien embêtée quand il lui téléphonait à chaque fois que j’avais donné mon congé…
Je rentrais du boulot, il lui avait déjà téléphoné !
La première fois, quand j’ai quitté le salon à 6 heures du soir et que je suis rentrée à la maison à 10 heures, tout naturellement, comme si j’avais fait ma journée… et bien là, je me suis dit :
– Ah là… Tiens tiens… Mon programme, il est différent !
Aujourd’hui je ne vais rien dire, je vais aller manger au Mac Donald. J’ai voulu aller visiter en premier le marché, parce qu’il y avait le marché tous les jeudis soir…et je me suis dit :
– Ce soir tu as quitté… Ouuaaaaohhhh ! Ok, tu vas faire le marché.
Donc j’ai admiré toute cette ambiance du marché, que je ne pouvais jamais voir… Jamais !
Après j’avais entendu parler plusieurs fois du Mac Donald, je ne savais pas où c’était… mais je savais que c’était quelque part là-bas en face… J’ai décidé que j’avais faim, et que j’allais manger au Mac Donald !(Rire).
Donc voilà, après je suis rentrée gentiment pour aller prendre le train. Ce qui fait que je suis rentrée à 10 heures… Comme si je rentrais normalement, et quand je suis rentrée, Maman me dit :
– Mais t’étais où !?… mais t’étais où !?…
– Ben à Bern !
– Mais ça fait 3 heures de temps que je suis avec ton Patron au téléphone… je viens juste de raccrocher, qu’elle me dit…
Ça fait depuis 6 heures ! Je ne sais plus qu’en faire de ce gaillard !
Mais il est dans un état, dans un état… !
– Quoi ?
Et puis elle me dit :
– Non mais tu ne peux pas…il va rappeler d’ici un moment.
– Mais qu’est ce qu’il va me rappeler… maintenant. Il n’a pas besoin de me rappeler ce soir…
Moi je pensais que j’y retournerai le lendemain pour lui dire que je l’emmerdais… Tranquille, quoi !
Et là, cinq minutes après que j’étais arrivée, parce qu’il venait de raccrocher et que maman lui avait dit que je n’étais encore pas rentrée…
– Non , Elle n’est toujours pas rentrée…
Alors je prends le téléphone… Mais il était dans un état…!
– Mais je viens d’arriver… que je lui dis…
– Haïe.. mais je suis désolé de ce qui s’est passé ce soir…
Haïe… mais vous revenez demain, mais vous revenez demain…!!
Mais qu’est ce qu’il raconte là, que je me disais…
Bien sûr que je reviens demain… Mais là, je ne lui ai pas dit que je revenais le lendemain… J’ai dit :
– Je verrai… Vous verrez bien demain si j’y suis ou si je n’y suis pas !
Je vais réfléchir cette nuit… En tout cas aujourd’hui vous m’avez drôlement énervée. Je vais réfléchir cette nuit et vous verrez demain !
Bonne nuit !
Ah je lui ai donné du fil à retordre à celui là…
Mais je l’aimais bien quand même.
Merci Gracias

Laisser un commentaire