MerciGracias

Le satyre…

<Enregistré le 13 Novembre 2016>

Une histoire de fous… Alors le matin pour prendre le train, je partais toujours avec des copines… Enfin j’essayais toujours avec une ou l’autre, pour être tranquille parce que sinon…

Parce que dans le train, c’était chaud, mais même en arrivant à Bern… La fois où Yvonne l’apprentie m’attendait à Bern, je sortais juste du train, au quai 13, je remonte toute l’allée de la gare, tout le quai et en sortant près de l’ascenseur, il y a Yvonne qui me dit :
– Mais il y a un homme qui te suit…

Je lui dis en rigolant :
– Oh mais non, je ne crois pas qu’il n’y ai qu’un, d’homme qui me suive… Il y en a des milliers, hein !…

C’était un samedi matin, tout le monde allait bosser, les vendeurs, les coiffeurs toutes ces professions…
– Non non, qu’elle me dit… Non mais il te suit vraiment !

Mais c’est quoi encore cette histoire, que je me dis…
– Mais regarde… Là…

Alors je vois un gaillard… Bon, j’étais jeune, j’avais 19, 20 ans…
C’était un gars qui devait avoir 25, 26 ans… Grand, il avait un grand manteau… Pas désagréable, rien du tout…

On était en hiver… Bon ben, je dis :
– On va attendre un petit peu plus loin…

Parce qu’après, tu rentrais dans les ruelles… Et puis je dis :
– Oui c’est vrai !
Il est juste derrière… mais qu’est ce qu’on va faire…?
Parce que quand on rentrera dans la dernière ruelle, il n’y a pas toujours du monde pour rentrer dans le salon de coiffure…

– Ecoute… que je lui dis… Quand on arrive, on ouvre la porte du hall, si l’ascenseur est là, on prend l’ascenseur… autrement on fonce, on monte les escaliers à toute allure !

Parce que finalement, on avait peur, il nous serrait derrière…

Arrivées au salon de coiffure… On ouvre la porte de l’entrée de l’immeuble, on voit que l’ascenseur était là, sur place…
On ouvre la porte de l’ascenseur, on presse sur le bouton 2…

Et voilà qu’à la dernière minute, le gaillard ouvre la porte de l’ascenseur… Il avait son grand manteau qui arrivait presque jusque par terre…

  • Il ouvre son manteau… il était nu !

Il y avait tout son baratin là devant… qui pointait !
Tu vois un peu dans l’état où il était…

Mais quand tu as 19 ou 20 ans, t’es complètement affolée…
Alors moi je me mets à hurler comme une hystérique… (Rire)
Ce qui fait que le gaillard a eu peur, et qu’il est parti…

Au fond c’était peut-être pas quelqu’un de méchant… Il avait juste des pulsions, quoi…

Enfin, c’était quand même calculé, il ne se promenait pas comme ça pour aller au boulot, il cherchait… Ooh là, j’avais eu chaud ! Heureusement qu’il y avait Yvonne qui m’attendait toujours à la gare.

Je lui disais, tu m’attends, hein !… Tu m’attends… Oui, je t’attends… Heureusement !

Alors directement, il y a Michelangelo qui m’avait entendue crier, tout de suite, il ouvre la porte, il appelle :
– Isabelle ! Isabelle… !

Quand on est arrivées en haut, il me dit :
– Mais qu’est ce qui s’est passé… ?

Alors je lui explique… :
– Quand on a fermé l’ascenseur, il y avait un gaillard… un type qui me suivait… et il était tout nu…!

  • Qu’est ce qu’il a rigolé ! Rire)

Il s’est foutu de ma gueule pendant X temps…
– Vous avez peur des hommes tout nu, qu’il me disait…(Rire)

Et je disais :
– Non mais arrêtez… ce n’est vraiment pas drôle !

Oh c’était… Oh là là (Rire)

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