<Enregistré le 28 Février 2015>
Yvan… quand il me voyait, il était tellement heureux, mais qu’est ce qu’il était heureux !
Il faisait les saisons d’été là, et puis les saisons d’hiver en Guadeloupe ou à Davos, ou partout… Il faisait par saisons…
Quand il arrivait au village, avec sa vieille caisse française, là qui tombait en ruine… Il allait dans tout le village pour me chercher et demander où j’étais… Et mon dieu, quand il me voyait, mais qu’est ce qu’il rigolait, il était tellement heureux !
Je me souviens une fois quand il est arrivé, je rentrais du centre ville, et j’étais encore sous les remparts… Il m’appelle par mon prénom, et il me dit :
– …Hééé, viens !
Et moi qui lui répond :
– Oh Yvan…!
Et comme ça… il avait ouvert sa fenêtre, parce que tu vois c’était en pleine circulation et il bloquait tout le monde… C’était vraiment une histoire… il me tire dans sa voiture à travers (rire) la fenêtre… (rire) par les épaules, la tête la première !
Je suis arrivée comme ça et puis il me dit :
– Quel travail, quel travail !
– Mais t’es foouuuu !
Il était fou heureux !
Il était là, il pleurait tellement ce qu’il était content…
Après on se retrouvait quand on allait danser… ou comme ça. Mais qu’est ce qu’il était content, il était vraiment heureux !
Je lui coupais les cheveux…
– D’accord, mais ta coupe je la fais sur le lac… sur le radeau !
Il me disait :
– Oh mais tu rigoles ? Jusque là-bas… ?
– Ouais ouais, si tu veux une coupe de cheveux, c’est là-bas que je te la fais…
Alors il traversait avec sa chaise, le tabouret sur la tête… les ciseaux en l’air, tout en l’air, et on allait jusqu’au radeau après je lui coupais ses trois poils… il avait des cheveux tout fins, tout tout fins, et cette fois là, il y avait du vent…
Il avait la trouille… il avait la trouille !
Alors je lui disais :
– Oh mais tu vas avoir des trous, Yvan…
– Oh non… mais arrête, arrête ! Qu’il me disait…
Il avait la trouille…et moi :
– Oh merde… j’ai fait encore un trou !
– Tu prendras un miroir la prochaine fois…
Et moi qui répondais.
– Mais non…(Rire) c’est moi le miroir…!
Qu’est ce qu’on rigolait…
Il était tellement content, il rigolait tout le temps…
Merci Gracias, pour ces doux partages !

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