MerciGracias

Il court, il court le furet…

<Enregistré le 13 Novembre 2016>

J’allais à un bal, à une soirée ou à un truc… et tac, je finissais et il y en avait un, qui était accro, qui me tournait autour, et qui ne me lâchait pas, jusqu’à me suivre avec sa voiture et me dire :
– Mais vous habitez où?… Vous habitez où… Mais je vais vous apporter les croissants demain matin…

Celui qui venait de Bulle, c’était un technicien dentaire, il faisait des prothèses… Depuis Bulle, il est revenu le lendemain à la maison avec des croissants… Il avait apporté douze croissants, des petits pains au lait, du beurre pour faire le déjeuner… Non mais, je dis :
– Et bien le matin, je dors ! …hein !? Le matin c’est mon jour !

Oui oui, il était venu depuis Bulle… Il était venu apporter les croissants… Il avait dit :
– J’ai une excellente boulangerie !

Et tout le soir, il tournait… il tournait…
Alors après il a fait la prothèse de Maman, pour ses dents…(Rire)
Mais quand il était venu, je crois bien que je m’étais tirée…

Le voilà qui me cherche celui là…? Mais qu’il me foute la paix…!
C’était vraiment drôle, je ne sais pas ce que c’était comme histoire, une histoire de fous., je n’en sais rien… mais pourquoi ?

Et quand je prenais le train ? …Même chose !

Alors quand je prenais le train, je me dépêchais parce qu’il y avait toujours un ingénieur qui avait la trentaine, il courait dans le train pour s’assoir à côté de moi…
Oh… alors dis donc celui là… Il m’énervait. Iil m’emmerdait celui là.
Après ce que je faisais, j’arrivais à la dernière minute, alors parfois il y avait les barrières du passage à niveau qui étaient déjà baissées à la gare mais il y avait le Monsieur, le mécanicien de la locomotive, qui m’attendait, et qui m’ouvrait… Alors je montais devant, dans la locomotive… Surtout qu’il m’attendait avec une branche de chocolat, ou avec des Sugus… des trucs comme ça !
Alors je restais dans la locomotive…(Rire) Je me disais :
– Mais c’est quoi cette histoire…?

D’un côté, pour moi c’était très réparateur… Car je me disais :
– Ah bon, ben maintenant je peux être tranquille puisque le train, m’attend, hein !? (Rire)

Alors je ne me pressais pas trop…

Ensuite quand j’arrivais à la gare où je devais changer de train,
et bien là, il y en avait un autre… Celui là, c’était un professeur d’université. Il devait avoir 35 ans, je pense… Il parlait cinq langues.
Il était archi-brillant… et bien, même chose !

Comme je devais changer de train, alors j’allais avec plusieurs copines, autrement il suffisait que je me retourne et je retombais sur l’autre, et plus tard il est même venu m’attendre à la sortie du salon de coiffure à Bern… Il passait du temps à m’attendre… Alors des fois, c’était l’ingénieur, des fois c’était l’autre, le prof… J’étais coincée !

Ils m’emmerdaient tous, ces gens… Ah oui !
C’était des pulsions… Le prof d’université de Bern, ma sœur, elle doit encore s’en souvenir, il était même venu à la maison voir Maman pour lui dire qu’il voulait m’apprendre à conduire, qu’il était prêt à faire ci, à faire ça…

Moi, je disais à Maman :
– Non, mais arrête Maman… Fous moi la paix !
C’est quoi ces histoires… Mais moi je m’en fous totalement de ce gaillard… Laissez moi tranquille…!

  • Ah oui, c’était de la folie !

Même une fois, j’allais monter dans la locomotive, mais je n’étais pas encore entrée à l’intérieur, j’étais encore dans le couloir pour entrer dans les compartiments… Il y avait toujours des compartiments entre les wagons, et là, il y a le contrôleur qui passe et qui commençait à me parler… Alors je dis :
– Oh… Mais il n’y a plus de place…!?
– Alors, allez en première classe, qu’il me dit…

Et puis il me saute dessus… Pire que tout !

Même avec le contrôleur… Tu n’es même plus tranquille après.

Quel sauvage, hein ! (Colère… puis rire)

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