MerciGracias

Very nice, very good !

<Enregistré le 02 Septembre 2014>

Il y en avait une qui n’était pas contente de la coupe que je lui avais faite, et qui m’a dit en sortant après tout le cinéma qu’elle m’avait déjà fait… :
– J’irai à la coiffure d’à côté !
– C’est une bonne idée…que je lui ai répondue… Vas y !

On verra bien avec le suivant comment il s’en sortira avec toi… Espèce d’emmerdeuse… que je pensais !

– Oh mais t’as des cas…!

Chaque année, il y en avait deux ou trois par saisons, qui t’emmerdaient sur des détails… la boucle qui devait être comme ça, et pas comme ça… et qui se promenait le long du salon de coiffure, comme ça avec son peignoir, en avant en arrière…

Et moi qui disais encore :
– Mais comment ça, vous la vouliez cette boucle ?
Et elle disait :
– Oui et vous me l’avez faite comme ça…

Alors elles allaient se plaindre auprès du patron…
Oh, mais t’as des cas en saison…
T’as des gens qui sont ffuuuuuutt ! (Elle siffle)

Les américaines, si tu les écoutais, hein…!
Chez Michelangelo, tu avais fini ton coup de peigne… et bien une demi-heure ou 3/4 heure après, tu pouvais déposer ton bilan de coiffeur parce que tu ne savais plus coiffer tellement qu’elles t’avaient fait chaque fois changer…
Cette mèche là encore un petit peu là… Celle-là encore un petit peu ici, et là… et là… !

Elles te fichaient en l’air toute ta confiance dans ta création !

– Aah.. et à Gstaad, il avait été aussi très étonné de me voir faire quand c’étaient des clients qui m’emmerdaient trop…

Quand j’avais fini les choses, que j’avais fini le brushing qui était fait au top du top, hein… On ne pouvait pas dire au niveau de mon travail, ni de ma technique…

Je disais :
– Ah ben si vous voyez mieux… Tiens la brosse, la laque, le tout, et je partais un peu plus loin, et j’allais à la caisse… Je faisais autre chose, j’allais m’occuper de quelqu’un d’autre et je disais :
– Bon ben, vous m’appellerez pour faire la caisse, que je disais à la cliente, et je pensais…
– Allez, démerdez vous vous-même !

Vos machins vos petits trucs… Mais tu ne t’en occupes pas, parce que si tu t’en occupes… Ils te foutent en l’air ta créativité.
Et s’ils t’enlèvent ta créativité, tu ne peux plus travailler !

Elles veulent comme ci, comme ça, mais tu ne sais pas si c’est quelqu’un d’un peu chiffonné…

Je vois par exemple ma copine coiffeuse quand elle coiffait… elle faisait comme ça, comme ça… comme ça…

Bon ça, tu fais ça sur une femme d’âge mur… Tu y vas… Mais sur quelqu’un de plus jeune, tu vas faire un brushing qui est au top du top, et finalement peut-être que tu vas encore mettre tes mains comme ça, dedans… tu vas pousser en avant, et puis hop ça va donner un côté nature… et tu vas partir, tu vas la laisser partir…

Mais quand ce sont celles qui veulent venir discuter entre deux…
Tu ne vas pas entrer en discussion, parce que tes yeux ne rentrent pas là-dedans…

Et en plus ce ne sont pas des coiffeuses, les clientes…
– Oui c’est pour ça, les américaines… Michelangelo m’avait dit :
– Ne discutez jamais…!

Et à Gstaad c’était pareil.

La première qui commence comme ça, tu dis :
– Very nice, very good…

Et Tac, à la même seconde que t’as fini ton truc, tu poses tes affaires, après tu tournes le miroir, et très vite, tu tournes la chaise, tu lui arraches son peignoir (Rire) et tu te tires… à la caisse !

Ah mais, Michelangelo, il m’avait dit :
– Ah ben t’es forte pour faire les choses ! Hein !

Parce que je peux te dire que quand les clientes le faisaient chier et qu’il en avait marre de quelqu’un parce qu’elle commençait à discuter sur qui, il était… Il lui mettait avec les cheveux encore mouillés, le linge sur la tête, et il lui disait :
– Ben, il y a le coiffeur du coin, si vous voulez un petit coiffeur, allez voir en bas… à l’étage. Tiens, je vous fais cadeau du linge !

Les cheveux mouillés en plein hiver… Tiens, voilà votre manteau…
Tiens, tirez vous, foutez moi le camp. (Rire) et il la foutait dehors !

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