<Enregistré le 07 Octobre 2016>
C’est ce qui a fait que Michelangelo a été ouvert, parce qu’il n’était pas ouvert… Tout le monde était assistant, tout le monde était à ses pieds… Tout le monde était derrière lui… Il était Maître et Seigneur et tout…
Quand il a décidé qu’il s’ouvrait à moi, c’était la fois où il a reçu mon congé… Quand il a reçu mon congé la première fois, il m’a dit :
– Non… mais moi ça ne me plait pas… Ça ne me va pas !
et Je lui ai dit :
– Oui, mais là, il y a des gens qui rentrent, qui sortent… Ça ne fait que ça là-dedans !
– Ben non, je ne veux pas que vous partiez !
Il n’avait pas l’habitude… D’habitude, c’était toujours lui qui mettait dehors, et les gens voulaient venir chez lui…
Donc après ça, quand je suis revenue, enfin la fois suivante… quand je ne suis pas partie en Afrique du sud et que je lui dis :
– Je ne pars plus en Afrique…
Il me dit :
– Alors ne partez pas d’ici…!
Alors là, j’ai pu mettre les choses en règle…
C’est à dire, je vais manger à l’heure où je veux…(Rire) Je fais ce que je veux… Voilà, tout était dit !
- Tout était possible ! (Rire)
Mais il était quand même en accord et à faire des compromis.
La seule chose qu’il ne voulait pas, c’était que je parte !
Il avait compris que je pouvais rester, mais que je n’avais pas besoin d’une laisse et qu’avec moi il fallait me laisser libre, que s’il ne me laissait pas libre, que ça ne m’allait pas le moins du monde.
– C’était peut-être la première fois qu’il rencontrait des gens qu’il ne maitrisait pas…?
– Peut-être, je ne sais pas… Mais j’ai été aussi la première coiffeuse avec qui… Sacha passait au salon de coiffure, il y avait mon fiancé qui passait aussi au salon de coiffure… Il m’avait dit une fois :
– Je ne sais pas si vous avez vu, mais vous êtes la seule ici, où vos copains viennent au salon de coiffure…
Alors je l’avais regardé comme ça en rigolant :
– Comme ça vous les connaissez ! (Rire) finalement c’était gentil… tu vois…
Mon fiancé, il était attiré comme un aimant, parce que c’était réputé chez Michelangelo… Donc pour lui c’était un haut sommet.
Il m’avait vu finir mon apprentissage et quitter Fribourg, et pour lui que j’aille à Bern, c’était quelque chose… Parce que lui, il était dans un petit salon de coiffure, un machin de cacahuète… Mais c’était ça son rêve. Plus tard, il a fait son salon de coiffure à Bern… C’était d’atteindre Michelangelo, parce qu’il n’en était pas revenu non plus quand je lui avais dit :
– Je vais chez Michelangelo… à Bern !
– Ah bon !? Tiens, celle là…
Mais oui… Michelangelo, il avait besoin de maîtriser. Il était dans le contrôle. Je crois que les Béliers, ils ont toujours besoin de tout contrôler…
– De tout contrôler ou de garder les gens auprès de lui ?
– Ah non quand ça n’allait pas il les fichait dehors.
Ben oui, il piquait ses crises, et voulait les foutre dehors, mais pas que les gens partent par eux-mêmes !
– Grande ressemblance avec ta sœur, c’est pour ça que tu étais arriver à le gérer…
– Il voulait décider… Voilà j’ai fait votre contrat, on a fait six mois maintenant… Je suis d’accord de renouveler six mois…
Ou alors la personne disait trois mois, alors il disait :
– Ok trois mois… et à la fin on continue ou on ne continue pas.
– Il voulait le pouvoir…
– Oui, il voulait le pouvoir, par contre il était direct. Il était franc !
Ce n’était pas un menteur, ni un pervers, ni un manipulateur.
Il disait clairement… :
– C’est ça mon besoin, d’avoir le contrôle…
Mais après ça, quand il avait quelque chose à te dire, il le disait en face !
– C’était clair.
Ça, j’avais bien aimé chez lui. Mais je n’aurai pas supporté s’il m’avait contrôlée…
Alors ça, je n’aurai vraiment pas accepté… Non Non !
Alors ça, pas du tout, alors !

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