<Enregistré le 14 Septembre 2014>
Enfant au buffet, j’avais la joie de vivre, mais lorsque je suis arrivée chez ma marraine de confirmation je l’avais perdu, ma joie de vivre…
Je voyais très bien qu’il y avait une très bonne vibration dans cette famille, mais je n’arrivais pas à retrouver cette joie… La joie de ma famille, la joie de partager avec mes parents, même si c’était tendu… J’étais tellement triste, mais d’une tristesse…!
Voir ce buffet qui avait été fait avec mes parents, il y avait ce sentiment de perte incommensurable…
Mais la famille de ma marraine c’étaient des gens formidables, remplis d’Amour, et d’attention, une grande et bonne vibration.
Chez mon oncle, chez qui ma mère habitait, c’était aussi une très bonne vibration… mais j’avais la mort dans l’âme !
C’était quelque chose de pas possible, de voir un gâchis pareil.
– Une déchirure…
– Oui, une grande déchirure !
Alors, quand j’ai fait mon apprentissage à Fribourg, j’étais en réparation de cette âme à retrouver, mais ce n’était pas encore ça…
- J’étais déchirée, quoi !
Et quand je pars à Bern, après mon diplôme, j’ai l’intention de changer d’identité et de retrouver mon âme, chez Michelangelo !
– Pour te reconstruire une identité…?
– Oui, pour reconstruire une identité, à moi…
Une identité qui soit dans la joie… et quand j’arrive à Gstaad c’est de nouveau l’explosion de cette joie…!
Ce bonheur renaissait, parce qu’il n’y avait plus ces racines (Rire) où on ne veut pas la joie…
Et quand on monte les deux jours aux Diablerets, qu’au moment où on passe par Gstaad… Michelangelo me dit :
– C’était les plus beaux moments de ma vie, là-bas…
Quand je passe avec lui dans sa Range Rover et qu’il me dit :
– Regardez, le salon de coiffure ici… Ah là, c’était les plus beaux moments de ma vie… !
– Ohhhh, mais ça s’appelle comment ici ? (Rire) Ah… Ferdinand… ?N’oublie pas… Ferdinand !
C’est tout ce que tu veux savoir, Gstaad, Ferdinand…
- C’est là que tu viens maintenant…!
Parce que, toi c’est ce que tu cherches… Tu ne veux rien d’autre, le bonheur, la joie…
- La joie !
OK… Je suis rentrée, et directement… Annonces ?
Il ne cherche pas de coiffeuse ? Il ne cherche personne, mais moi je lui ai écrit… :
– Ecoutez moi… Je suis intéressée pour la prochaine saison chez vous…
Ça c’était au mois de Mars, j’ai écrit tout de suite… Et puis il me répond :
– Venez vous présenter au mois de juillet…
On était au mois de juin, je ne sais plus, là autour… et ça s’est tout de suite décidé, pour le 3 décembre…
Oh Bonheur…! Mais tu te tires… (Rire)
Tu ne sais pas comment tu vas faire, mais tu vas à la joie…
Là-bas c’est la porte ? OK… C’est la seule chose qui t’intéresse !
Et là-bas…? C’était la joie, tous les jours !
Tous les jours c’était la joie pure, rien d’autre…
Plus tard, quand je suis redescendue pour emménager avec mon futur mari, pareil, je crée mon salon de coiffure et c’est la joie pure !
Malheureusement quand il a commencé à sortir, après qu’il y ait les enfants… On sentait que ça baissait, alors quand il a proposé le Costa Rica, Je me suis dit :
– Bon s’il peut retrouver sa joie, s’il va retrouver son bonheur…
OK allons y ! Et toi, tu vas retrouver la joie…
Le reste ne t’intéresse pas…
Les vies qui ne sont pas dans la joie, tu ne veux pas. Au bout d’un moment, tu quittes ! Tu t’en vas, tu vas ailleurs!
Il fallait que je me dépasse, c’était l’ambition de ma propre évolution.
C’était assez drôle que, sans connaitre mon Père, une transmission s’était opérée, un héritage génétique, le besoin d’apprendre et ce besoin d’avancer, d’aller dans les Palaces et de rechercher l’excellence.
Ce qui était aussi incroyable c’est qu’à chaque fois, c’était mes patrons qui m’ont tracé mon chemin…
La Patronne de Fribourg, c’est elle qui m’avait montré l’article de Michelangelo, dans le journal, en disant :
– Ben dit donc, celui là alors… oh là là… pffff….
- OK ben, j’y vais.
Et chez Michelangelo, ça faisait trois ans et demi que j’étais là…
La totale ! J’allais avec lui en Range Rover… il était là, il me mettait en princesse, tout ce que je voulais, il était aux petits soins, il ne savait pas comment faire…
Ça faisait trois ans et demi que j’étais chez lui, il avait sans doute trop peur de me perdre, il savait que je n’avais pas voulu faire de contrat, et que je pouvais l’envoyer chier… Ben voilà il était tout docile…
Et ce jour là, quand il m’a emmené avec sa Range Rover, ben je me suis dit :
– Ben voilà… Tu as fait le tour.
Quand on est passé par Gstaad, et que devant chez Ferdinand, il m’a dit :
– Ben voilà et là, le Palace… J’habitais en haut, et là il y avait ci, et là, il y avait ça… Et alors là, dans ce petit salon de coiffure, alors là… !
C’était le meilleur passage de ma vie, il était adorable ce patron, il était tellement gentil !
Je me dis :
– hein ?…OK. Il s’appelle comment ?
Tu l’as mérité, c’est là que tu vas au prochain tour.
Je suis rentrée, et là c’était la même chose, c’était décidé, c’était fini…
- Je pars là-bas.
A l’époque ça a surpris autant la Patronne de Fribourg, lorsque je suis parti chez Michelangelo, où tout le monde était renversé, tout le monde se disait :
– Non ce n’est pas possible, pas elle !
On aurait bien vu, Anne qui envoyait chier tout le monde… ou n’importe laquelle, mais pas elle !
Et moi, qui en fait, suivait ma petite histoire… Moi, qui ne demandais rien du tout… Toujours tout bien impeccable, Ok… OK, mais là non.
Je surprenais tout le monde…
Merci Gracias

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