MerciGracias

Ne partez pas, je vous aime

<Enregistré le 28 Août 2014>

Après mon annonce de mon départ, il me dit :
– Vous ne pouvez pas partir, je vous aime !

  • Je vous aime…!

C’est juste pas possible, comment vous voulez que je fasse ici et tout…

– Ben, je lui dis… et bien comme avant, hein…
C’est tout, continuez votre chemin, votre route.
– Mais vous imaginez le matin ?
Quand je me lève et que j’arrive, et que vous n’êtes pas là ?
Vous êtes mon soleil… !

– Oui, bon, ben merci, que je lui dis…
Non, et bien… C’est fini maintenant.

– Mais vous n’avez qu’à me demander ce que vous voulez, vous voulez mon studio en haut ? Je vous apprends à conduire, je vous laisse ma Range Rover… Je vous donne tout ce que vous voulez mais restez… Je veux que vous restiez !

Je lui dis :
– Mais Michelangelo, vous me donnez le monde entier…
J’ai fini mon temps, ici… Ici, je ne vais plus évoluer !
J’ai fait mon tour, j’ai fait ce que je voulais faire.
Maintenant il faut m’en aller, il faut que j’y aille, que j’avance, que je continue ma route…

– Mais qu’est ce que vous allez chercher en plus ?
– Je dois avancer, c’est tout…

Rien pu faire, hein…

Il a téléphoné à Maman, il a fait des histoires…
Alors maman, je peux te dire que…
– Haïe Madame… on ne s’est jamais vu les deux, mais à chaque fois qu’il y a quelque chose avec Isabelle je vous appelle… Il faut quand même qu’on se retrouve autrement, hein ? Qu’on aille boire un café, ensemble les deux…

Maman, elle disait :
– Ouais, ouais, elle était là, elle l’entendait, pleurer, pleurer…
– Bon, alors vous discutez avec elle, vous regardez…

Et Maman :
– Mais oui, bien sûr, je vais discuter avec elle…

Et ça recommençait… Le soir quand j’étais rentrée elle me dit :
– Tu te rends compte, c’était ma journée de travail et voilà deux heures qu’il m’a pleuré dans le gilet… deux heures !
Mais alors quelle bringue avec celui-là… je ne pouvais plus l’arrêter !

Il faudrait quand même que je le connaisse, parce qu’alors, un moulin pareil, mais dans un état… dans un état !

Et elle me dit :
– Mais tu as fait quoi…? Tu as fait quoi !?

Je lui dis :
– Mais j’ai fait quoi… J’ai juste donné ma démission.

Ça avait été une très bonne leçon pour lui, parce que il s’était rendu compte qu’il n’avait pas pu m’acheter…

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