<Enregistré le 15 Mai 2015>
Après avoir reçu mon congé, il a fait sa conférence, pour l’annoncer à tout le monde… Alors il avait fait rester tout le monde, et il a commencé à dire :
– Ecoutez… Isabelle… va partir un moment pour faire une saison…
Il devait s’arrêter entre deux, il pleurait… Puis il a dit :
– Bon, pour ce soir, je ne peux plus… Je dois m’en aller…
Mais ça avait été une histoire, quand je suis partie, une histoire !
Alors que lui, il fichait les machins à la figure de tout le monde, (Rire) c’était juste horrible. Et moi je n’y comprenais rien non plus…
- Je n’y comprenais rien de rien…!
Je pensais qu’il faisait ça parce qu’on parlait français et puis que c’était des Suisses Allemands… Comme il me disait que j’étais sa petite parisienne…
– Et finalement il t’admirait… il avait une grande estime pour toi !
– Tu vois la première fois, quand j’étais allée au bureau, qu’il avait refusé mon congé…
– Non non… Moi, je le déchire votre congé !
Vous ne partez pas, je ne le veux pas votre congé…
Après la deuxième fois, le congé c’était parce que je devais partir en Afrique du sud… Après la troisième fois, et bien c’était la bonne…
Mais la première fois quand j’avais décidé de partir, il m’a offert Manchester… Non, ne partez pas.
La deuxième fois je partais pour l’Afrique du Sud… et à chaque fois il en était malade… malade malade… C’était du sport !
Et moi, je ne comprenais rien du tout… mais rien du tout !
Mais je me disais :
– Mais pourquoi il fait toute ces histoires ?
Tu vois j’avais 22 ans…
Il envoie chier tout le monde. Il y avait un défilé de gens qui venaient faire des mois de stages… et Il ne les prenait pas, il les foutait même à la porte… et chez moi il me faisait toute une histoire.
Je mettais ça sur le compte que j’étais sa parisienne…
En fin de compte quand je suis partie et qu’il m’a dit encore :
– Isabelle vous ne pouvez pas partir… Je vous aime !
Qu’il m’a dit… vous ne pouvez pas partir !
– Ouais ouais, mais il raconte n’importe quoi…
Alors cette fois ci, il déconne à fond…
J’étais désolée…
Mais je devais avancer. Je savais que ma route était plus longue… beaucoup plus longue.

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