MerciGracias

Toujours plus haut !

<Enregistré le 01 Septembre 2014>

C’est vrai que quand des artistes travaillent ensemble, c’est quelque chose !
Parce qu’un artiste quand il est seul, il fait son truc ,mais finalement il évolue peu… Il ne progresse pas !

Mais quand les artistes travaillent ensemble il y a des miroirs qui se créent…

– Je n’ai jamais compris pourquoi chez lui, il avait toujours eu des gens… Il était une telle référence que c’était une idole, comme Claude François… Je voudrais passer là, j’aurai un papier, puis j’irai au bout du monde, et je te montrerai…

Alors que moi c’était :
– Va te faire voir…!
J’étais passée à Fribourg, j’y avais fait mon apprentissage avec la Patronne, le tyran… Et à Bern, Il y avait un truc où ça ne voulait rien dire… Même chez la Patronne de Fribourg, ça ne voulait rien dire puisque je ne voulais pas y aller…

C’est le conseiller d’orientation qui m’avait dit :
– Non mais, si elle veut vous avoir… Alors non, je ne peux pas vous laisser ne pas y aller… !
Mais tout le monde veut aller chez Elle… Il y a en à X qui font des stages et qu’elle ne veut pas…!

Est ce que tu les connaissais, La Patronne de Fribourg, et Michelangelo ?
– Mais non, pas du tout ! Pas du tout…

Ah… Tu ne les connaissais pas…?
– Quand j’ai commencé dans la coiffure, on m’a dit que la Patronne de Fribourg, c’était le sommet… Voilà, c’était l’étiquette !

Ah non ?.Tu ne voulais pas aller faire ton apprentissage chez Elle ?
– A l’orientation, quand j’ai parlé de la coiffure, on m’avait dit qu’à Fribourg, c’était le sommet… Mais moi je ne voulais pas y aller parce que, quand j’étais allée faire mon stage là-bas, j’avais trouvé qu’ils étaient excentriques, extravagants et qu’ils se prenaient le chignon, la tête pour des riens du tout… et que c’était stupide !

Tu sais bien, pour moi, les gens qui se prennent la tête… Ah non, ça ne m’allait pas…!

Oh… C’était ta recherche alors qui était différente…
– Oui, c’était ma recherche qui était différente.

Alors on t’a convaincue qu’il fallait y aller quand même...?
– Non… parce que quand je suis sortie de là-bas, après mon stage, La Patronne m’a dit :
– Je vous paye vos deux semaines à Noël, mais vous venez… je vous attend pour Noël…

Et je dis ça au conseiller d’orientation, quand il me demande comment c’était allé…
– Ouais… ouais… Bon, elle veut me prendre pour Noël, mais moi je veux pas y aller, que je lui dis… Ils se prennent tous la tête là-bas…

Et c’est là, qu’il me dit :
– Oh ben, dis donc… Bien sûr que vous allez y aller !
– Mais ça me rapportera moins que si je fais deux semaines à la fabrique de gâteaux… (Rire)

– Ah ben non ! Si vous avez la chance qu’elle vous choisisse, je vous promets, c’est une sacré faveur…!
– Ah bon… !?

– Oui ! Mais, je ne peux pas vous laisser louper cette chance !

Alors il a contacté Maman… et il l’a convaincue !
– Non mais écoutez Madame… Votre fille a été choisie, elle a été sélectionnée… Non mais, c’est quelque chose d’énorme là-bas…!

Bon ben voilà… !
Une fois que j’avais dépassé ce qui était « énorme » là-bas… que j’y étais allée faire mon apprentissage, alors quand cette Patronne a parlé qu’il y avait un autre « énorme » à Bern… en disant :
– Ah celui-là…! C’est beaucoup plus haut que Moi !

Elle avait présenté Michelangelo, en disant que c’est un grand Maître…
– Ça, c’est un Maître ! …mais c’est un fou furieux aussi…
– Ah ? …Alors si c’est un grand Maître, si c’est encore plus haut, alors je veux y aller… !

Mais qu’est ce qui t’a attirée alors…? C’était le défi ou la curiosité ?
– C’était le défi…!

Je me suis dit :
– Si je réussi à dépasser des vampires comme la Patronne de Fribourg, des gens qui sont autant excentriques, avec leurs prises de tête, avec leurs prises de chou, avec tout des machins et les choses qui s’ensuivent… Alors si celui-là, il en encore plus que ça…! Aahhhhh, mais mon Dieu… Comment est ce qu’il fait celui-là ?

Ça venait du fait que tu avais peu suivi d’école avant et que tu avais une basse estime de toi ? Il fallait que tu y ailles pour apprendre…?
– Ouais, je voulais apprendre le maximum…!

Avec cette volonté
– Et j’étais contente… car ce n’était déjà pas une femme, c’était un homme et que j’apprendrai plus volontiers avec un homme.

Et je trouvais que si j’avais l’opportunité d’apprendre plus, il fallait y aller !

Tu savais que tu avais loupé beaucoup d’années scolaires, tu avais une soif d’apprendre…
– Oui et que si je faisais la coiffure, qu’il fallait surtout aller au sommet, autrement ça ne servait à rien…!

Et là-bas à Bern, j’ai acquis la pleine conscience de la qualité dans la coiffure…

  • La qualité !

Apprendre, évoluer… Avancer, et ne jamais revenir en arrière !

(Finalement c’était son mantra…)

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